BOURRELLERIE ET SELLERIE.
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ornement, et garnie ä cet effet de pendants de metaux precieux artis-tement travailles, de perles, etc.
Le balteus etait un autre Collier de parure, une sorte de baudrier,beaucoup plus large que la sous-gorge et place au-dessous de celle-ci,vers la naissance du poitrail. 11 etait souvent decore de broderies,parfois de clous d’or et d’argent rives en dedans et tailles en dehorsde diverses formes, avec un ornement plus large et plus riche encoreau milieu. On y attachait aussi, quelquefois, des grelots ou de petitessonnettes, des sonnailles, comme on dit de nos jours.
II y en avait toutefois' de beaucoup plus simples que celui-lä, etpour preuve, il suffirait designaler le modeste tintin-nabulatus, boeuf, ane oumulet, ayant au cou unesimple corde, le plus sou-vent , ä laquelle pendaitune clochette dont la mis-sion etait, d’ailleurs, cequ’elle est encore aujour-d’hui en pareille circonstance, c’est-a-dire de deceler le lieu oü setrouvait 1’animal ä peu pres abandonne ä son propre caprice.
Meme le joug eut sa part du luxe ornemental, aussi bien que leCollier moderne ; etcette part, il paraiten avoir joui de fort bonne heure.G’estainsi qu’Homere nous parle de jougs de buis poli, decores d’unebossette et d’anneaux metalliques brillanls. Si ce n’est au temps dela guerre de Troie, c’est bien, au moins, ä celui d’Homere qu’il y enavait deja de tels.
LA SELLE. — L’opinion d’apres laquelle les Romains n’auraientpas connu la seile inventee par les Perses, avant le iv e siede de l’ereactuelle (vers 340), est certainement la plus raisonnable, si l’onentend par le mot seile cette sorte de siege a charpente de bois que lecavalier met sur le dos de son cheval avant de Tenfourcher, afin d’in-terposer entre deux masses vivantes et mouvantes, dont les mouve-ments tendent a se contrarier, un objet inerte et resistant qui assüreson assiette. Il ne faut pas perdre de vue, toutefois, que Vephippiondes Grecs (ephippium des Latins ), s’il n’est pas proprement une seile,,s’en rapproche assez dans certaines de ses formes, et que, d’ail-leurs, seile (sella) signifie siege et rien de plus, en le prenant abso-lument.
Fig. 83. — » Ephippium » et > Sella eqdesteis