MAIN-D’CEUYRE DES OUYRAGES DE BOURRELLERIE.
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forte servant ä attacher le cheval aux limons. Le dernier accessoiredu collier est la housse, faite d’une peau de mouton en laine, ordinai-rement teinte en bleu et doublee de toile. On l’attache au collier, lalaine en dessus, au moyen de fentes dans lesquelles passent les pattesdes attelles, et en les clouant en outre aux attelles memes, ä leur par-tie sup'erieure.
Le collier recoit encore divers ornements, mais qui ne lui sontpas exclusifs et dont nous nous occuperons ailleurs.
II y a aussi une autre forme de collier, longtemps reservee al’ane, parce que la tete de cet animal, enorme en comparaison de i’e-troitesse de son col, aurait exige une trop large ouverture du collierordinaire, qui aurait tourne alors d’une maniere fort genante dans lamarche. La forme dont nous occupons differe essentiellement de laprecedente en ce que le collier s’ouvre par le bas. II est assez facilede se rendre compte des modifications necessitees dans les dispositionsgenerales, afin d’obtenir ce resultat, pour qu’il soit superflu d’yinsister.
Maintenant, lorsqu’il est question de garnir un animal de trait avecce collier, il n’y a qu’a le lui passer ouvert sur le colpar-dessus la tete,et a le fermer en bas; avec F autre Systeme, on est force de renverserle collier le haut en bas, parce que c’est cette partie de l’ouverture quiest la plus large, d’y faire passer a force la tete de l’animal, et deretourner ensuite le collier sur son cou. Pour operer cette manceuvresans beaucoup de fatigue et de peine, il faut etre, quand il s’agit dechevaux un peu grands, d’une assez belle taille soi-meme, pour peusurtout que l’animal, au lieu de s’y preter complaisamment, eleve aucontraire la tete pour esquiver le collier, ce qui n’est pas rare. Onevite cet inconvenient avec le Systeme dont on trouve le principe dansle collier d’ane ; et par extension, les Colliers de chevaux de Cabrioletet de voiture de luxe, quelle qu’en soit la forme, sont egalement con-struits sur ce principe, outre qu’ils sont plus legers, de forme plus ele-gante et faits dematieres plus ou moins riches. G’est aussi cette formequi a ete adoptee dans l’armee, vers 1856, pour les attelages de l’ar-tillerie et du train des equipages.
Pour les Colliers de luxe, il va sans dire qu’ils entrent dans laspecialite des bourreliers-harnacheurs-carrossiers. Nous ne decrironspas par le menu cette fabrication speciale, parce qu’un collier, quelleque soit sa qualiücation, et meme sa destination, est toujours un col-lier, et qu’il n’y a de dilference essentielle que dans la richesse plusou moins grande des matieres employees et les soins donnes ä l’exe-