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LES ARTS ET METIERS ILLÜSTRES.
de l’essence de roses, mais il reste les moyens chimiques, que nousallons indiquer :
On sait dejä que l’acide nitreux, ou azoteux, donne a l’huile deroses melangee d’huile de geranium une couleur vert pomme tresdecidee, tandis qu’il laisse intacte l’huile de roses pure. Un autrereactif, l’acide sulfurique, fait brunir egalement l’huile de roses, l’huilede geranium et l’huile de bois de rose; mais, tandis qu’il conserve aJa premiere son parfum suave, il trahit le parfum plus grossier du boisde rose et communique a l’huile de geranium une odeur forte etdesagreable. Enfm la vapeur d’iode ne trouble aucunement l’huile deroses pure, mais brunit un echantillon falsifie de maniere ou d’autre.
On peut donc aisement s’assurer de la purete du produit trouvedans le commerce.
Ces procedes sont dus a un chimiste anglais ; un distillateur fran-cais, M. Mero, a decouvert de son cöte un moyen de reconnaitre lapresence de l’essence de terebenthine dans les essences precieuses deja parfumerie, falsification trop souvent pratiquee. Yoici comment ildecrit ses procedes :
« Les melanges qui se font impunement avec les hailes essen-tielles, sans pouvoir les reconnaitre meme a l’odorat, principalementavec les essences de menthe poivree et avec celles de marjolaine,absinthe, lavande, aspic, sauge, etc., nous ont depuis longtemps faitdesirer et chercher un moyen pour constater la presence de l’essencede terebenthine, qui est tres souvent employee ä ces melanges.En 1838, nous sommes parvenu a obtenir ce resultat par le procedesuivant, auquel nous sommes arrive en reconnaissant que l’essence deterebenthine dissolvait facilement les corps gras, ce qui n’avait paslieu avec les essences pures des labiees ci-dessus indiquees. Nouspensions donc qu’il serait possible qüe l’emploi d’un corps gras pütindiquer la presence de l’essence de terebenthine melangee avec lesessences pures dont l’odeur masque celle de la terebenthine. .
» En consequence, nous avons fait des melanges dans diversesproportions; nous avons essaye l’axonge, les huiles d’amande, d’olive,d’oeillette, etc. Enfm, apres un grand nombre d’experiences, nousavons acquis la certitude que l’huile d’oeillette etait preferable, en rai-son de ce qu’elle a toujours la meme consistance, n’importe la tempe-rature : en effet, c’est eile qui nous a donne les resultats les plus exactspour reconnaitre la presence de l’essence de terebenthine melangee,dans de faibles proportions, avec les essences ci-dessus indiquees.
» Pour cela, nous prenons environ 3 grammes d’huile d’oeillette,