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LES ARTS ET METIERS ILLUSTRES.
premieres deja decrites et dont il suffira d’indiquer les proportions etle mode de trituration. Nous en signalerons une tout particulierement,cependant, la fameuse päte de cachundi des pharmaciens, qui s’ap-pellerait tout aussi correctement « pate de cachou », si ce n’etait pastrop simple.
Elle se compose de cachou, de succin, de musc, de bois d’aloeset de terre bolaire, de chaque parties egales, tritures ensemble.
11 parait que c’est la le masticatoire prefere des Ghinois et desJaponais : il est d’un arome fort agreable, dans tous les cas, et puriflel’haleine on ne peut mieux.
Les opiats qui, en parfumerie, ne sont autre chose que des prepa-rations de consistance molle, a base de miel, de sirops ou de Sucre ,pourraient egalement figurer sous le titre de pates. Le mot se dit, enrealite, des pates dentifrices, retenant certaines substances employeesa la preparation des poudres dentifrices et quelques gouttes d’essenceparfumee.
EAUX DE SENTEUR. ALCOOLS PARFUMES. — Ge que nous appelonseaux de senteur, essences pour le mouchoir, ne sont ni des essencesni des eaux, mais des esprits ou des alcools parfumes par diversmoyens. Les principaux sont : la distillation des substances aroma-tiques, choisies et combinees comme on l’entend, dans l’alcool; ladissolution dans l’alcool des huiles essentielles prealablement extraitesdes fleurs par distillation, directement ou en les extrayant des matieresgrasses parfumees qui en ont ete chargees par enfleurage.
De la metbode par distillation il n’y a plus rien a dire d’utilemaintenant, si ce n’est qu’elle exige les plus grands soins. Celle quiconsiste a faire dissoudre dans l’alcool les essences obtenues par ladistillation des fleurs avec de l’eau se comprend d’elle-meme; nousdevons toutefois dire qu’elle n’est pas applicable ä toutes les essences,et que ce traitement serait funeste a quelques-unes, ce qui fait que leprocede suivant, employe surtout a Grasse , est generalement prefereet impose necessairement dans les cas dont nous parlons.
On fait digerer pendant plusieurs jours, en agitant frequemment,un melange d’huiles grasses parfumees, reunies en proportions conve-nables au but qu’on se propose, dans un volume d’alcool egal auvolume total des huiles; apres avoir suffisamment agite ce melange,on le laisse reposer; l’huile tombe au fond du flacon, et il n’y a plusqu’a decanter l’alcool qui surnage Charge de principes aromatiquesque les huiles grasses tenaient en dissolution.