AVERTISSEMENT DES ÉDITEURS.
Ce volume, presque exclusivement scientifique, réunit deux grammai-riens , Varron et Macrobe, et un géographe, Pomponius Mêla .
Varron y figure pour le précieux débris de son grand Traité de lalangue latine , dont il ne nous est resté que cinq livres des trente-cinq quile composaient (1). Cette perte est d’autant plus regrettable, qu’il ne pa-raît pas que la portion qui a survécu ait été la plus intéressante de l’ou-vrage. Elle suffit toutefois pour en faire apprécier la méthode et le style,et donner une idée de la critique philologique au plus bel tige de la litté-rature latine.
Les œuvres de Macrobe , qui suivent ce Traité, offrent plus d’une sorted’intérêt. Le philosophe platonicien paraît dans le Commentaire du songede Scipion , curieuse dissertation sur ce magnifique fragment de la Répu-blique de Cicéron, si heureusement conservé par Macrobe . Le grammairien,le critique, l’antiquaire étale un savoir très-varié et souvent ingénieux dansles sept livres des Saturnales . Le Traité des différences et des associationsdes mots grecs et latins contient d’utiles notions pour apprécier le géniedes deux laugues.
Des trois ouvrages qui nous sont restés de Macrobe , le plus précieux estsans contredit les Saturnales. Nous en devons la traduction à M. Maliul,lequel n’a pas peu ajouté au prix de son travail en l’accompagnant denotes très-complètes, ainsi que d’une savante dissertation sur la vie et lesouvrages de Macrobe .
Un mérite du même genre recommande la traduction de PomponiusMêla, par M. Huot, le savant éditeur et continuateur de Malte-Brun . Lesnotes qu’il a placées au bas des pages, en manière de commentaire perpé-tuel , et celles qu’il a renvoyées, sous le titre de notes supplémentaires, àla fin de l’ouvrage, forment un traité complet de géographie comparée.Ce travail peut tenir lieu d’un index géographique pour tous les volumesde la collection.
fl) Le traité de Varron de Re rustica fait partie du recueil des Agronomes latinsrécemment publié.
a