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« reproche point que la vieillesse de quelques-unsa de mes personnages est postérieure au siècle de« Prætextatus , car les Dialogues de Platon sont une
« autorité en faveur de cette licence.C’est pour-
« quoi, à son exemple , l’âge des personnes qu’on« a réunies n’a été compté pour rien, etc.'. » Il estévident que, si des réunions et des discussions phi-losophiques et littéraires ont eu lieu réellement chezPralextalus, Macrobe ne nous en a transmis qu'unrésultat arrangé à sa manière. Quoi qu’il en soit,comme les personnages qu’il met en scène ont ef-fectivement existé et à peu près vers la infime épo-que , je vais successivement dire un mot sur chacund’eux.
PrxUxtatm doit occuper le premier rang, carc’était lui qui présidait la réunion en qualité de rextuettsæ, outre que les séances se tenaient dans sabibliothèque. Il paraît que c’était un hommeprofondément versé dans les rites sacrés et les mys-tères du polythéisme. Néanmoins, et malgré l’atta-chement qu’il professait pour le paganisme, il di-sait, s’il faut en croire saint Jérôme 9 : « Qu’on« me fasse évéque de Rome , et sur-le-champ je« me fais chrétien. » C’est lui qui, dans l’ouvragede Macrobe , porte la parole le plus souvent et leplus longuement. S’il fut un des hommes les plusdistingués de son temps par ses connaissances, ilne le fut pas moins par les emplois importants qu’ilremplit. Eu effet, on le trouve désigné comme pré-fet de Rome en l’ail 384, sous Valentinien etValens 3 . Godel’roi rapporte 4 , et 5 sur la foid’un manuscrit, qu’il fut préfet du prétoire en384. Ammien Marcellin 6 lui prodigue les plusgrands éloges, en énumérant tout ce qu’il lit àRome pendant sa préfecture. Le même auteurnous apprend aussi ^ (pie Prætextatus fut procon-sul d’Achaie sous Julien; et il occupait encorecette place pendant les premières années de Valen-tinien , comme on peut le voir dans Zosime 8 , qui,au reste t ne lui prodigue pas moins d’éloges qu’Am-mien-Marcellin. Symmaque lui a adressé plusieursde ses lettres o. Dans d’autres, Symmaque eut àdéplorer la mort de Prætextatus , et dans la 25 e let-tre du x° livre il nous apprend que, lorsque la mortsurprit ce personnage, il était désigué consul pourl’année suivante. C’est ee que confirme aussi uneinscription rapportée par Gruter, et que je vais trans-enre. Elle provient d’une table de marbre trouvée àRome , dans les jardins de la villa Mattéi 10 . Cette
« Saturnal.) 1. », c. l.
* Ibid* ibid.'
3 fipht. ad Pammach ci.
* Codex Theodmianus, I. n, ut digntlal. ord. Servctur.
* Codex TheodosûuiMy cum commoitnrio perpcf.noJac. Cotfiofrcdi, edit. J. Dan. llrmjto; Lipsiœ , 1730, unvol. jn-fol. (sur l a lt)l 5 * de m °d. mu U.)
« L. xwn, «flMO 3fl8 *
i L. xxii.
« L. " epist. «-55, et 1. x, epUt. 30-32.io f'g'itin. Aijorio. Prœluxtato. V. c .Puntijici. Pestai. Pmi-. . . c 0 (j ivioiecemvtro. Aiigtirio. Taurubotiato. Cu-
' fieôcnm. MicrofuMe. Pairi. Sncrorum. Questari.Candidat». Pnetvri. Urbano. Corncton. futeie. Et. V,n
inscription était placée au-dessous d’une statue éle-vée en l’honneur de Prætextatus . Sa famille, l’une desplus distinguées de Rome , adonné à cette ville plu-sieurs personnages illustres, dont on peut voir lanotice dans la lioma subterranea d’Aringhi. On vverra aussi que cette famille a donné son nom àl’une des catacombes de cette ville. Aringhi lui con-sacra le IG'chapitre de son III e livre, sous Je titrede Cœmælerittm Prsstextati '.
Symmaque est connu par une collection de let-tres, divisée en dix livres, qui est parvenue jusqu’ànous. Il y parle plusieurs fois contre les chrétiens.Saint Ambroise et Prudence y répondirent. L'heu-reux et infatigable conservateur de la bibliothèqueAmbrosienne de Milan , M. l’abbé Maïo, a découvertet publié pour la première fois, des fragments con-sidérables des discours de Symmaque 0 . Ce der-nier avait fait aussi une traduction grecque de la Bi-ble , dont il ne nous reste plus que quelques lambeaux.Son père avait été sénateur sous Valentinien . Lui-même il remplit, du temps de cet empereur, lacharge de correcteur de la Lucanie et du pays desRrutiens, en 365 ou 368 3 .1! fut proconsul d’Afri-que en 370 ou 373 4 . C’est lui-mêinc qui nousl’apprend 5 . U paraît, d’après plusieurs de seslettres, que l’Afrique était sa patrie, et qu’il con-servait pour elle le plus tendre attachement. Il futpréfet de Rome sous Valentinien le Jeune, en381, Richomer et Cléarque étant consuls 6 .Enfin, il fut consul avec Ta tien en 391 1 . Sonlils, qui fut proconsul d’Afrique sous Honorius , luiconsacra line inscription trouvée à Rome sur lemont Cœlius , et publiée pour la première fois parPontauus, dans ses notes sur Macrobe 8 .
Eusèbe , auteur de cette inscription, est sans doutele même que nous trouvons au nombre des interlo-cuteurs des Saturnales . Tout ce que nous savons delui se réduit à ce que nous apprend Macrobe : qu'ilétait Grec de naissance, et néanmoins aussi versédans la littérature latine que dans celle de sa na-tion. Il exerça avec distinction la profession de rhé-teur, et son style était abondant et fleuri.
brice. Consulari. Lusitaniœ. Procons. Achaïa. Præjoclo.Vrbi. Prœf. Prat. H. Italiœ. Et. Jltyrici • Consuli Dcsignato.Dedicata. K al » Feb. — l>n. Fl. Falentiniano. Aug. ni .EUEnlropio. Cass. Jan. Grutkrii, inscriptions antigua curaJoan. Goorg. Ghævji, rcccnsitœ. Amstclod. 1707, 4 vol. io-fol., p. 1002 , n° 2 . — On trouvera encore d'autres inscrip-tions concernant Prætextatus , dans le inüine Recueil, p. 2of,n° 2, 3,4, p. 310, n°. I, et p. 480, n° 3.)
1 Jloma subterranea y Pauli Aringhi ; lionue, 1651, 2vol. in fol. (t. i, p. 47 0.)
2 A Aur . Symmachiy octo Orationnm ineditarumpartes , invenil , notisque declaravit Angélus M.sïos.
3 teg. 25, de Cursu publico.
* Lcg. 73, De Dccurionibus; Modiolano, 1816, in-8°.
1 Epist. 10, 1. X.
4 L. xliv, de AppeUationibus.
’ Epitt* 1,1.1; Epist. 62-4, 1. n ; Epist. 10 - 16 , 1. v.
% Eusebii. Q. Aurelio. Symmacho. V. C. Quœst. Pr<cl.Pontijlci. Majori, Corrcclori. Lucaniœ. Et. Jirittiorum.Comiti . Ordinis. Tcrtiù Procons. Africœ. Prat- Grb. Cos.Ordinario. Oralori. Disertissimo. Ç. Fab. Metntn. Sytts-machus. — Y. C. Patri. Optimo.