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MACROBE.
jet est basé sur la vérité, qui cependant ne s’ymontre que sous une forme embellie par l’imagi-nation. Parmi ces écrits, qui sont plutôt des al-légories que des fables, nous rangerons la théo-gonie et les hauts faits des dieux par Hésiode,les poésies religieuses d’Orphée, et les maximesénigmatiques des pythagoriciens.
Les sages se refusent à employer les fables dela première section, celles dont le fond n’est pasplus vrai que les accessoires. La seconde sectionveut être encore subdivisée; car, lorsque la vé-rité fait le fond d’un sujet dont le développe-ment seul est fabuleux, ce développement peutavoir lieu de plus d’une manière : il peut n’fitrequ'un tissu, en récit, d’actions honteuses, im-pies et monstrueuses, comme celles qui nous re-présentent les dieux adultères, Saturne privantson père Cœlus des organes de la génération, etlui-même détrôné et mis aux fers par son (ils. Laphilosophie dédaigne de telles inventions; maisil en est d’autres qui couvrent d’un chaste voilel’intelligence des choses sacrées, et dans les-quelles on n’a à rougir ni des noms, ni des cho-ses ; ce sont les seules qu’emploie le sage, tou-jours réservé quand il s’agit de sujets religieux.Or, le révélateur Her et le songeur Scipion, donton emprunte les noms pour développer des doc-trines sacrées, n’affaiblissent nullement la ma-jesté de ces doctrines ; ainsi, la malveillance, quidoit maintenant savoir faire la distinction entreune fable et une allégorie, n’a plus qu’à se taire.
Il est bon de savoir cependant que les philoso-phes n’admettent pas indistinctement dans tousles sujets les fictions mêmes qu’ils ont adoptées ;
his autein, quæ ad <|uandani virlulis speciein intellectunilegentis liorlantur, fil seconda discretio. In qiiilnisdamenim et arguinenlum ex ficto locatur, et per uiendacia ipsorelationis ordo contexilur : u[ suiil illac Æsopi fabula;,elegantia fietionis illustres. At in aliis nrgumculum quidemfundatur veri soliditate ; sçd ha'C ipsa veritas per quse-dam eoniposita etficta proferlur, et liæc jain vocatur fa-bulosa narratif), non fabula ; ut saut canimoniaruni sa-cra,ut Hesiodi etOrphei, quæ de Deorum progenie actnvenarranlur; ut mystifia l’ythagorcorum sensa relcrunlur.Ex bac ergo secunda divisionc, quain diximus, a pliiioso-pliiæ liluis prior species, <|uæ concepta de falso per fal-sum narratur, aliéna est. Sequens in aliain rursum discrc-tionem scissadividitur; nam, ctini veritas argumenlo sub-est, solaque sit narratio fabulosa, non unus reperiturmodus per ligmenlurn vera referendi, aut enim conlextionarralionis per turpia, et indigna numinibus, ac monstrosirnilia, componitur; ut Dii adulteri, Salurnus pudendaCu;li patris abscindens, et ipse rursus a filio regno potitoin vinculaconjectus;quod genus lolum pliilosoplii nescireinaluerunt : aut sacrarum rerum nolio sub pio ligmento-rum velamine bonestis et tecta rebus, et vestita nomini-bus enunliatur. El hoc est solum ligmenli genus, quodcautio de divinis rebus pbilosoplianlis admittit. Cum igi-tur nullam disputalioni pariai injuriant vel Er index, velsomnians Africanus, sed rerum sacrarum enuutiatio in-
ils en usent seulement dans ceux où il est ques-tion de l’Ame et des divinités secondaires, céles-tes ou aériennes ; mais lorsque, prenant un volplus hardi, ils s’élèvent jusqu’au Dieu tout-puis-sant, souverain des autres dieux, l'ayaOciv desGrecs, honoré chez eux sous le -nom de causepremière, ou lorsqu’ils parlent de l’entendement,cette intelligence émanée de l’Etre suprême, etqui comprend en soi lès formes originelles deschoses, ou les idées, alors ils évitent tout ce (piiressemble à la fiction ; et leur génie, qui s’efforcede nous donner ' es notions sur des êtres quela parole ne peut peindre, que la penséemôme nepeut saisir, est obligé de recourir à des imageset des similitudes. C’est ainsi qu’en use Platon :lorsque, entraîné par son sujet, il veut parler del’Être par excellence, n’osant le définir, il secontente de dire que tout ce qu’il sait àcet égard,c’est que cette définition n’est pas au pouvoir del’homme; et, ne trouvant pas d’image plus rap-prochée de cet être invisible que le soleil quiéclaire le monde visible, il part de cette simili-tude pour prendre son essor vers les régions lesplus inaccessibles de la métaphysique.
L’antiquité était si convaincue que des substan-ces supérieures à l’Ame, et conséquemment à lanature, n’offrent aucune prise à la lictidn,qu’elle n’avait assigné aucun simulacre à lacause première et à l’intelligence née d’elle, quoi-qu’elle eût déterminé ceux des autres dieux. Aureste, quand la philosophie admet des récits fa-buleux relatifs à l’Ame et aux dieux en sous-or-dre, ce n’est pas sans motif,,ni dans l’intentionde s’égayer; elle sait que la nature redoute d’élre
tugra sni dignitale bis sit tueta nom ini bus, ncciisntni I an -don; cdoctus a fabnlis fabulosa scccrncru, eonquiescat.Soiendum est tatncii, non in oininnn dispidalioncm phi-losophes admittere tabulas» vel licila ; sed Ins ull snlnd,cum vel de anima, vel de acreis ætlieriisve poteslatilnis,vel de eeteris Diis loquuntur. Cetennn cum ad summumet prineipem omnium Deum, qui apud Græcos t 1 iyaOov,qui îtpûTov amov nmicupatiir, traclalus sc audel aliol-lcre; vel ad inentem, qmun Græci voüv appellanl, origi-nales rerum species, quæ ISéou diclæ sunt, contineutem,ex suinmo nulam cl prolèelam l)eo; cuinde bis, impunii,loquunLiir, smmuo Oeoac mente, niliil fabulusum pendusattingunt. Sed si quid de bis assignarc conanliir, ipue nensermoncm lantuminodo, sed cogitatieuem quoqiic huma-narn superant, ad similitudines et exemple eonfuginnt.Sic Halo, cum de -r’àyaOqi lequi esset unimntus, diccre.quid sit non aiisus est, hoc solum de eo sciens, quodsciri quale sit ab liomine non posset ; solum veroei sim il -liimun de visibilibus solem reperd; et per ejus similitudi-nem vium sermoui suo attollendi se ad non tomprehen-denda palefecit. Ideo et uulhun ejus siiuulacniin, cum
Diis aliis constituerctur, linxit antiquitas : quia s.mus
Deus, nalaquc ex eomens, sicut ultra aiiimam, ita su-pra naturam sunt : quo niliil l'as est de fabnlis pervenire.De Diis autein, ut dixi, eeteris, cl de anima non frustrase,nec, ut obleclent, ad fabulosa converliinl; sed quia