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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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mouvement spontané, leur immobilité seraitégalement spontanée. Ajoutons qu’au lieu de sui-vre toujours la même direction, ils se mouvraienten tous sens. Or cela leur est impossible,puisque les corps légers sont toujours forcés demonter, et les corps graves toujours forcés dedescendre. Il est donc évident que leur mouve-ment est subordonné aux lois immuables de lanécessité.

C’est par ces arguments, et d’autres sembla-bles, qu’Aristote croit avoir démontré que riende ce qui se meut ne se meut de soi-même. Maisles platoniciens ont prouvé, comme on le verrabientôt, que ces raisonnements sont plus captieuxque solides.

Voyons à présent de quelles assertions le ri-val de Platon cherche à déduire que si certainsêtres pouvaient se mouvoir d’eux-inèmes, cettefaculté n’appartiéndrait pas à l'Ame. La premièreproposition qu’il avance à ce sujet découle decelle-ci qu’il regarde comme incontestable, sa-voir , que rien ne se meut par son mouvementpropre; et voici comment il débute : Puisqirilest certain que tout ce qui se meut reçoit d’abordson impulsion, il est hors de doute que le pre-mier moteur, ne recevant l'impulsion que desoi-même (sans quoi il ne serait pas premier mo-teur), doit nécessairement être en repos, oujouir d’un mouvement spontané ; car si le mou-vement lui était communiqué, l’être qui le luicommuniquerait serait lui-même mû par un autreêtre qui, à son tour, recevrait l’impulsion d’unautre , et ainsi de suite, en sorte que la série desforces motrices ne s’arrêterait jamais. Si doncon ne convient pas que le premier moteur soitimmobile, on doit demeurer d’accord qu’il se

tiir incertum. Ratio cnim, ait, dcprebendil, esse nescioquid, (|iio(l bæc iimvcal. Nam, si sponto niovcrenlur,spmite c.tiain starcut : sed nec imam viam semper age-icnt; imiuo per diverse niovercnlur, si spoutaneo ferren-turagilatu. Cum vero hoc facere non possint, sed levibussmnper ascensns, et descensus gravitais députâtes sil,apparut, connu moliuri ad certain et conslitutam nalununeccssitatcm referri. llæcsuntet liis similia, ipiibus Ari-stoteles oinnc, (piod movclur, ali alio tnoveri, probassese credidit. Srd Platon ici, ut paulo pnst doinunstraliiliir,argumenta bæc aiguta mugis, ipiam vera esse, docuc-runl. Nunc scipicns ejusdemjungenda divisio est,qua,non pusse animant exsemoveri, eliamsi boc alia resfaeere posset, labornt osl.endere. Kl bujus'rei primampmposiliunem ali illis miiluatur, ipite sibi a'slimat eonsli-tisse. Sic enim ail : Cum igilur «mue, quod movelur,constel ati alio moveri; sine dubio id, <pmd primum nio-vet, quia non ali alio movelur, (nuque enim babereturjam primum, si ab alio movereluij neecisse est, inquit, utaul stare diratur, aol se ipsum movere. Nam si ab aliomoveri diratur, illud quoipie, ipmd ipsum movet, dieeturab alio moveri; et illud rursusabal io : ot in inlinitnniinquisitlo ista casnra ost : nrniqnam rxnnliii prima rrpu-ries, si semper aliiul ca, quæ putaveris prima, præcedil.

meut de lui-même : mais alors un seul et mêmeêtre renferme un moteur et un être mû ; cartout mouvement exige le concours d’une forcemotrice, d'un levier, et dune substance mue.La substance mue ne meut pas; le levier estmû et meut; ht force motrice meut et n’est pasmue. Ainsi l’être intermédiaire participe desdeux extrêmes, et ces deux extrêmes sontopposés, puisque l’un d’eux est mû et nemeut point, tandis que l’autre meut et n’est pasmû. Voilà ce qui nous a fait dire que tout ecqui se meut recevant son impulsion d’ailleurs,si le moleur est mû lui-même, il faut remonterindéfiniment au principe de son mouvement,sans pouvoir jamais le trouver. Déplus, s'ilétait vrai qu’un être pùl se mouvoir par lui-même , il faudrait, de toute nécessité, que chezeet être le tout reçut l’impulsion du tout,ou bien qu’une partie la reçût de 1 autre par-tie; ou bien encore que la partie la reçût dutout, ou le tout de la partie. Mais que cette im-pulsion vienne du tout ou de la partie, il s’en-suivra toujours que eet être n’a pas de mouve-ment propre.

Tous ces arguments d’Aristote se réduisent auraisonnement suivant : Tout ce qui se meut aun moteur; ainsi le premier moleur est immo-bile, ou reçoit lui-même l’impulsion d’ailleurs.Mais, dans cette seconde hypothèse, il n’estplus principe d’impulsion, et dès lors la suitedes forces impulsives se prolonge à l’infini. Il fautdonc s’eu tenir à la première, et dire (pie la causedu mouvement est immobile. Voici donc parquel syllogisme l’antagoniste de Platon réfute lesentiment (le ce dernier, (pii soutient que l’ilmcest le principe du mouvement : L’Ame est principe

Restât igilur, inquit, ut, si quod primum movet non die»Inr slnre, ipsum se movere (liealur : et sic eril in unoeo.(banque aliud, quoil movet, aliiul, quoi! movelur; siqui-(lem iu omni, ail, motu tria bæc, sint iiecesse est : id ipiodmovet, et ipio movet, ctquod movelur; ex liis quod mo-velnr, tantum movelur, nonctbnn movet : cum illud, quo(il motus, et movealur, et movenl ; illud vero, ipiod mo-vet, non elinm moveiitur : ut ex tribus sil commune, quodmedium , duo vero sibi contraria intelligaiilur. Nam sicnlest, quod movetur, et non movet; ita est, inquil, quodmovet, et mm movelur : peupler quod dixiinus, quia cumoinne, quod movelur, ab alio nmveutiir, si bor,,quod mo-vet, et jam ipsum niovelur, quæremus semper mollis lui-jus, nec unqiumi invenieinus, exordimn. Deindc, si quidse nmvere dieu lui-, necesse est, inquit, ut mit lofum aloto,aul partem a parte, aut partem a loto, aul. loluiu aparte cxisliiuemus moveri '■ et lumen moins ille, seu aloto, seu a parle procédât, alleriun soi poslulabit aurl.o-rcm. Kx omnibus bis in ununi arislolclicn ratiocinai ioIota colligilur boc modo. Oinne, quod movetur, ab alin

movetur : quoil igilur primum .vol, aut slat, aut ab

alio et ipsum movetur : sed si ni» alio,, jam non potestbocprimum vneiiri ; et souper, qiloil primum moveai, mpu-reinus. Restai , ul slare dicalur : sial igilur, quod primum