TRAITE SUR LA DIFFÉRENCE, ktc. m
'îvriaav; , xxte/e, vu!; 8s uA'k'j. àvwcpepî) yA-
te/’ oùpavov. De môme, <niviyj/aç, <njvai}/ov, auvifêaç, au-va!;ov,auvEÏXov,aijveiXs, auvîjXOov, cuveXOs; irpoEÏirov,
TrpoEiTCE, suivent la môme analogie. Vous 11 e trou-verez que très-rarement, je crois, une prépositiondans la langue latine qui n’ajoute rien au sensdu verbe; tandis que, chez les Grecs, souventla préposition ne change ce sens en aucune ma-nière : ainsi EuSwest la môme chose que xaOEuSm;^ojzonala même signification que xaOfïoizai; \j.'ma le même sens que xajzpujM, comme sur go etconsgrgo.
Des conjugaisons.
En grec il y atrois.conjugaisons pour les verbesoù l’accent circonflexe marque au présent la der-nière, syllabe. On distingue ces conjugaisonspar la deuxième personne qui, dans la pre-mière, est terminée par la diphthongue eïç,comme XaXEÏç; dans la seconde, elle est en aï;,par l’addition de l’t, qui ne se fait pas sentir dansla prononciation, comme dans tijjl«ïç ; la troi-sième a la diphthongue eïç, comme cTEtpavoîç.
Il y a aussi six conjugaisons pour les verbesdans lesquels l’accent grave marque la pénul-tième; on ne les reconnaît pas à la seconde per-sonne, attendu que dans tous elle est terminéepar la diphthongue eïç. C’est la première per-sonne qui, dans ces conjugaisons, établit unedifférence. Vous cherchez en effet h la premièrepersonne de chaque verbe quelle est la figura-tive qui précède l’w final ; et si avant cet w vousrencontrez 6, ir, y , iru, Xe£6w, ypa^co, Ts'pmo,xotc™, vous direz que tel verbe appartient à lapremière conjugaison. Si vous trouvez y, x, y ,
impcralivolaciunt xavàypaçE.xEpÎTpexe, SiàSaXXs. Accenlusautem de verbo non tollerelnr, niai ci præcedcntcin par-te»! oralionis cnmposilio agglnlinassel : quod evenit et inaliis verbis, in quibus modo longi temporis pondus prio-lem relinet acccnlum, modo correpli levitas sursnm re-pt’llit : évŸjaav, Êvetrav, 7coX^ol S* Iveaav ffTOvoevie; olaroi*avrjaav, avsaav, (3cX).ote 5à;ptv àvîjaav- xxTEiyE, xaTExe, vùü
pâXa àvwpspîj xÆtex’ oùpavov : item ouvrira; aùvatpov,auvr,Ça; oùva^ov, auvEfXov aùveiXe , auvŸiXOov aùvEXOe* oüko;xal 7rpo£ïxov, TtpÔEixE. Memineris, nullam fore invrniriapud I.aliiios pra'posilionem, quœ niliil addat sensui, sientapud Græcos sæpc præpositio nullam sensus facil permu-lalionem : hoc est enini eüSü>, quod xaÛEÛSo), hoc tÇopai,quod xaOEÏopai, hoc p’JCi) , (piod xappuo) : sicut surtjo etconsurgo.
De conjugallonibus.
Apud Græcos corum verborum, in quorum prima posi-tionn circumllexus accenlus ultimam syllabam tenet, 1ressont conjugaliones, quilms discrclioncm facit secondapersona, quia prima conjugatio babel in et; diphthonguindesinentem, ut XatXeTç : secunda in aï;, cui mlscrihiturquidem 1 , sed niliil sono confert, ut -ripai; : lcrtia in oT;diplilliongum, ut (mipavoï;. Eoriim vero verborum, inquorum prima positione gravis accenlus penultimam syl-laliam signât, sex sunt conjugaliones, sed in iiis nou se-cunda persona discretionem fucit; quippe cnm in omnibus
Xéyto, TvXéxw, Tpéyw, le verbe sera de la seconde;si c’est un 8, un 0, ou un t, iota , ttX^Om, àvuvio,il sera de la troisième. Il sera de . la quatrième,s’il a pour figurative un Ç ou deux ca, tppdÇw,8puaa<o. Vous reconnaîtrez la cinquième conju-gaison à l’une des quatre liquides X, p., v , p,ij/aXXw, vii jm , xpivto, (ntEipw. La sixième est eno) pur, péiü, OsponrEuio. Quelques grammairiensont même prétendu qu’il existe une septièmeconjugaison, composée des verbes où l’w finalest précédé des doubles \ et ij/, àXÉçio , Étyoï. Dansla langue latine, où aucun verbe n’admet d’ac-cent sur la syllabe finale, on ne retrouve plus ladifférence établie en grec par l’accent grave etpar l’accent circonflexe. Or, nous avons vu que,dans cette dernière, le second occupait la syllabe,finale, et le premier la pénultième. La languelatine n’emploie donc qu’un seul accent, jeveux parler du grave, qui seul se place sur nosverbes. Mais il a cela de particulier dans nosverbes, qu’il ne marque pas toujours, commeengrec, la pénultième, à quelque temps que cesoit; mais qu’au contraire il se place souventsur l’antépénultième, comme dans aggero, re-fero. Cela ne peut être en grec; car, dans lalangue commune, il ne peut arrriver que, lors-que la finale est longue, l’accent soit reculé surl’antépénultième, fi est long de sa nature : aussi,dans ces verbes, l’accent ne pourra jamais êtrereculé au troisième rang de syllabes. Tous lestemps des verbes grecs ne se forment pas sim-plement les uns des autres, comme les Latinsles forment aisément : qu’il me soit permis d’endonner pour exemple la conjugaison d’un seul
secunda persona in etç diphthonguin linialur : sed liarumconjugationuni in prima persona dilferentiæ deprehendun-lur. Quæritur enim in prima positione verbi cujiisque, quœlittéral præcednnt to linulem literam verbi, et si invenerisante ta , |3, <p , 7c, ni , Xe( Sia , ypâtpta , zépnta , xômta , primasconjngalionis pronuntiahis. Si autem repereris y, x, x,XÉytü, 7üWxu, tçéxw , secundam vocabis. Quod si 8, 0,t,SSta, 7i),ÿ0o>, àvÛTco, tertiam dices. Quarta erit, si Imbue-rit t, mit duo ne, çpàtio, ôp iaata. Si vero fuerint,liquida)X, P-, v, p 4«xXX<i>, v£p.(i>, xp(vü), ar.dpta, quintam nota-bunt. Sexfa profertur Sià xaôapov Ttovco, pÉw, OEpairEÙio.Nonnulli et seplimam esse voliierunt præcedenlibus Ç, i)/,àXÉÇw, S'Jjm. Apud J.atinos, quorum nullum verbum in fi-nalem syllabam admittit accentuai, cessant differentiæquas apud Græcos circumilexus gravisve fecerunt, quorumallerum in verbis ultimæ, alterum penultimæ Græciamdiximus députasse. Restât igitur in bis latinitati nnus ac-centus, gravem dieo, qui soins romana verlm sortitusest; sed hocproprium in verbis lalinis habet,quod nonsemper, ut apud Græcos, ubi fucrit, in penultimam syl-labam cadit, sed saipe et a fine teiiiam tenet, ut aggero,refera. Quod apud Græcos non potest evenire ; apud qnosincommuni lingua fieri non potest, nt, cum finalis syllabalonga est, tertius a fine babeatur accentua. O autem natu-ralilcr longa est ; ergo nuiupiam accentua in liujnsmodiverbis apud illos in tertium gradem syllabarum recedit.