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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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LES SATURNALES.

1 St

ijue cela a pu être entre vous un sujet de con-versation , et que vous ne voulez pas nous le lais-ser ignorer. — Il faut donc que vous sachiez,reprit Prætextatus, que nous dissertions entrenous, vu que c’est demain le premier jour consa-cré aux fêtes de Saturne, pour savoir à quelleépoque on peut dire que commencent les Satur-nales : autrement dit, à quel moment commen-cera le jour de demain. Nous avions déjà effleuréquelque chose de cette question. Ainsi, commeton érudition est trop connue pour que ta modes-tie puisse s’en défendre, je veux que tu commen-ces à nous faire part de tout ce que tu as appriset retenu sur le sujet qui nous occupe.

CHAP1ÎRË lit.

bu commencement et de ta division du jour civil.

Alors Cæcina parla en ces termes : Puisque nil'ignorance ni l’oubli n’ont dérobé, à aucun devous tous qui m’engagez à parler sur cette ma-tière , rien de ce que les anciens en ont écrit, ilme paraît superflu de vous répéter des chosesque vous connaissez. Mais, pour que personnene pense que l'honneur d’être interrogé me soità charge, je vais résumer en peit de mots toutce que ma faibie mémoire me fournira sur cesujet. — Après ces paroles, voyant tout le mondeattentif et disposé à l’écouter, il poursuivit en cestermes : — M. Varron, dans son livre Deschoses humaines, en traitant des jours, dit :

« Ceux qui naissent dans les vingt quatre heures« qui s'écoulent depuis le milieu de la nuito jusqu’au milieu de ta nuit suivante, sont dits« nés le même jour. » Par ces paroles, Varronparait avoir fixé la division du jour de tellesorte que celui qui est né après le coucher du

porte* non sinatis. Atqni scias, inquit, oportet, eum inlernos sermonem fuisse, lit, quoniani dies crastiniis festisSaturno diratis initium dabit, quando Saturnalia inciperedicainus, id est, quando crastinum diem initium sumereexisliniemiis. Et infer nos qnideni parva quædani de bacdisputatione libavimus. Verum quia te , quidquid in librislatet, invesligare notius est, quam ut per verecundianinegarc possis, pergas vojo in medium proferre, quidquidde !ioc. * quod quærimus, edoctuin tibi oomprehensum-que est.

CAPLT III.

De principio ac divisione ctvllis diei.

T11111 Cæcina : Cum vobis, qui me in hune sermonemInducitis, nihil ex omnibus, qu* veteribus elaboratasunt.aut ignoratio neget,ant oblivio subtrahat, super-fluum video, inler scientes nota proferre. Sed ne quisme a-Mimet dignatione consultationis gravari, quidquidde hoc milii tennis memoria suggesserit, paucis revol- !vam. Post Iijcc, cinn omnes paratos ad aiidiendiun ere- |etosqne vidisset, ita exorsus' est. M. Varro in libro reriimhumaiiarnm , quem de diebus scripsit : « llotnines, » in-nuit , « qui ex media nocte ad proximain inediaiu uoclcm

soleil, mais avant minuit, appartient au jourqui a précédé la nuit ; et qu'au contraire, celuiqui est né dans les six heures postérieures de lanuit appartient au jour qui succède à la nuit.'Lemême Varron nous apprend, dans le même livre,que lesÀthéniensobservaientla chose autrement,et qu’ils comptaient pour un joür la distance d’uncoucher du soleil à 1 autre; qite les Éabylotiiensen usaient encore différemment, et qu’ils don-naient le nom dé joür à l’espace de temps quise trouve compris entée deux soleils levants ;tandis que les Umbres appelaient jour la dis-tance d’un midi à l’autre : ■> Ce qui est trop ab-« surde, continue Varron; car celui qui est né« chez les Umbres à là sixième heure de la jour--« née des calendes, devra avoir son jour natal« partagé entre le jour des calendes et les six« premières heures de la journée du lendemain•* des calendes. » Le peuple romain, comme ledit Varron, a plusieurs motifs pour compter sesjours depuis le milieu de la nuit jusqu’au mi-lieu de la nuit suivante; car ses solennités sonten partie diurnes, et eh partie nocturnes. Lesdiurnes se prolongent depuis le commencementdu jour jusqu’au milieu de la nuit, et les noc-turnes commencent à la sixième heure de la nuitqui suitee même jour. On observe là même divi-sion dans les cérémonies qui se pratiquent pour laconsultation des augures. En effet, lorsque les ma-gistrats doivent, en un mêmejour, consulter les au-gures, et accomplir l’action pour laquelle ils lesconsultent,ils consultent aprèsminuit et,agissentaprès le soleil levé; et cependant ils ont con-sulté et agi en un même jour. Pareillement, lestribuns du peuple, auxquels 11 n’est pàs pctrhisde passer jamais un jour entier hors de Rome,

n bis lioris viginti quatiior bâti stiht, uiio die nafi dieun-n tur. » Quibus verbls Ita videflir dieruni obserVafforiemdivisisse, ut qui post solis occasiiril ante rilédlam noctemnatiis sit, illo, quem hoi senita èst; torltra vero, quiiri sex noctis horls posteriorlbils nascittir, êo diè videa-tur natiis, qui post eam noctem diliiSerit. Âllieniensesautem aliter ôbservare, idem Varro ih eodttn libro scrip-sit; eosqtie a soifs occasii ad solem. ilerurn occideiitemomneidtnfedium tempustihmhdiem essediecre. Babyîohiosporro aliter : a sole cnim exorto ait exortum eiusdem iriri-pieDtem, idspalium liniusdiei iiomiiie vocare. Unibrus veroimiim et eundem diem essedicere, a ineridie ad insequen-tem nieridiebi. n Qiiod qiiidem,» inquit Varro, « iiimisn absurdum est. Xam qui Kàlendis luira sexla apud Uni-n bros uatus est, dies ejus nalalis vidèri defiebit et Kalen-« darum dimidialus, et qui post Kalendas erii, usque« ad horam ejiisdern diei sextàtti. » Popiilum alltem ro-manum, ita uti Varhi dixit, dlès sihgulos anninnerare amedia nocte ad mediam proximam, mldtis argumentisoslenditur. Sacra snnt cnim romana parlim dinrna, par-tim noclurna. Et ea, quæ diurna sunl, ah initio diei admedium noctis protenduntur : ah luira sexla noctis s«-quentis noclurnis sacris tempus impemlitur. Ad hoc,