188
MACROBE.
là, si les prêtres ne s’en étaient pas formé unenouvelle de la correction même. Mais tandisqu’il aurait fallu n’intercaler le jour produit parles quatre quarts de jours qu’après quatre an-nées révolues, et avant le commencement de lacinquième, eux intercalaient, non après, mais aucommencement de la quatrième année. Cetteerreur dura trente-six ans, durant lesquels onintercala douze jours, tandis qu’on n’en auraitdû intercaler que neuf. Mais on s’en aperçutenfin, et Auguste la corrigea, en ordonnant delaisser écouler douze ans sans intercaler; afinque ces trois jours surnuméraires, produits parla trop grande hâte des prêtres durant trente-sixans, se trouvassent consommés par les douzeannées suivantes privées d’intercalation. Au boutde ce terme, il ordonna qu’on intercalât un jourau commencement de chaque cinquième année,comme César l’avait réglé; et il fit graver l’en-semble de cette division de l’année sur une tabled’airain , pour la conserver à perpétuité.
CHAPITRE XV.
Des calendes, des ides et des nones.
Ici Horus, prenant la parole, dit : La coutumede placer le jour intercalaire avant le commen-cement de la cinquième année s’accorde aveccelle de l’Égypte, la mère des sciences; mais iln’y a rien de compliqué dans la disposition desmois des Égyptiens. Tous sont de trente jours.Au bout de douze de ces mois, c’est-à-dire aubout de trois cent soixante jours, ils ajoutent àleur année cinqjours qui restent, et qu’ils pla-
posito pnblicavit. Et error hucusque stare potuisset, nisaccrdotcs sibi errorem nnvuin ex ipsa eniendationc le-cissent. Nam cum oporteret diem, qui ex quadiantibusconfit, quarto quoqne anno confccto, antequam quintesinciperet, intercalare : illi quarto non peracto, sed inci-pienle, intercalabant. Hic error sex et triginta annis per-nianslt : qiiibus annis intercalati sont diesduodeciin, cumdebucrint intercalai'! novem. Sed liuncquoque errorem scrodeprehensum correxit Augustus, qui annos duodecim sineintercalari die transigi jussit : ut illi très dies, qui per an-nos triginta et sex vitio sacerdotalis feslinalionis excreve-rarit, sequentibus annis duodecim, nullo die intercalato,devorarentur. Post hoc, unum diem secundum ordinatio-nem Cœsaris, quinto quoque incipiente anno, intercalarijussit; et omnem hune ordinem æreæ tabula), ad æternameustodiam, incisione mandavit.
CAPUT XV.
be Kalendis, Idibus, ac Nonis.
Tune Horus : Dies quidem Idc, inquit, intercalaris,antequam quintus annusincipiat, inserendus, cum Ægyptiinatris artium ralione consentit. Sed niliil in illorum men-sibus explicandis videtur operosum, quos triccnûm die-rum omnes liabent : eo quod, explicitis duodeciin mensi-
cent entre août et septembre. C’est là qu’ils pla-cent aussi, après chaque quatre ans, le jour intercalaire produit par les quatre quarts de jourChez vous on ne compte pas les jours du mois ,depuis le premier jusqu’au dernier, suivant l’or-dre croissant et continu de la numération.Mais, des calendes, la numération des jours sedirige vers les nones; ensuite elle décline versce que je vous entends appeler les ides; en-suite, si j’ai bien compris ce que vous rapportieztout à l’heure, la numération des jours déclinede nouveau vers les calendes du mois sui-vant. Or, je voudrais bien connaître la significa-tion de ces divers mots; et cependant je ne puisme flatter de parvenir à comprendre ees déno-minations que vous donnez à vos différents jours,comme celles de fastes et d’autres diverses. J’a-voue aussi que je ne sais ce que c’est que vosnundines, dont l’observation comporte tantd’exactitude et de précaution. Etant étranger, jen’ai point à rougir d’ignorer tout cela ; mais mêmeun citoyen romain 11e souffrirait pas de l'appren-dre de toi, Prétextatus.
Prétextatus lui répondit : Non-seulement tune dois point rougir, llorus, toi qui es Égyptiend’origine; mais nous-mêmes qui sommes d’ori-gine romaine, je ne pense pas que nous devionsrougir de nous instruire sur ce que tous les an-ciens ont jügédigne de leurs investigations. Or lescalendes, les nones, les ides, et l’observationdes différentes fériés, sont des sujets qui ontexercé la plume d’un nombre infini d’auteurs,dont nous allons recueillir brièvement les di-verses opinions.
bas, id est, Ircccntis sexaginta diebus exaclis, finir, interAagnstuin atquc Scptcmbreii) reliquos quoique dies an-no sno reddimt, an muta des quarto quoque anno exacteintcrcalarctn, qui ex quadrantilnis confit, ai hic non aprimo in ultimnm menais diem ad inerementum ronli-nuum mimeras ac.cedil; sed post Kalendas dirigitnr inNouas : unde ad qnasdam Idns dellecli audio : post rursus,ni l'allor, immo ut mine quoque relulisti, in sequenles Kn-lendas. Quæ oiimia quid sibi yolint, scire equidem vel-lem. Nam illud ncceonscqui passe me spero , ut voralmlacompreliendam, quæ singulis aprnl vos dielms addiinhir;dmn aliosfastos, variisque alios nominibus mmeupatis.Nondinas quoque vestras neseire 111e fateor : de quibus oh-servatio tam diligens, tam eau ta narratiir. I lire nee miliierubescendnni est ignorarc peregrino : a le vero, l'rælex-taie, discere nec civem puderet. 'rime l’rætcxlatus: Nonsolmn, inquit, tibi, flore, cum sisÆgyplo oriundus, seduenobis quidem, quibusorigo romana est, erubeseendumpulo quærerc, quod quæsiln dignum omnes veteres pilla-verunt. Nam de Kalendis, Nonis, et Idibus, deque l’eria-rum variis observationibus, immmeros aiietores curaquæstionis exercuit : et ideo nos, quæ de bis ah omnibusdicta sunt, in unum brevi 1 er colligemus. itomulus enim ,cum ingenio acri quidem, sed agresli, slatum propiii or-dinaret imperii, initium cujusquc mensis ex illo sumebaldie, quo novam lunam contigisset videri. Q nia vero non conu