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LES SATUUN,
qui anime les chevaux à la course, quoiquecependant, par l’expression u^ôff’ieipojxtvoi, il aitrendu avec autant d’élégance qu’il est possible larapidité de leur course. Mais Virgile décrit ad-mirablement, et tout à la lois, et les chars s’é-lançant de la barrière, et dévorant l’arène avecune incroyable rapidité; et s’emparant de la cir-constance du fouet, indiquée seulement par Ho-mère , il peint les conducteurs secouant les rêneslluttantes, frappant du fouet avec rapidité etsans intervalle; enfin il n’a omis aucune partie del’équipage d’un quadrige, pourparvenirà la des-cription complète d’une de ces lices où ils con-courent :
« Ainsi, lorsqu'on entretient activement la« flamme avec des branchages placés sous le«ventre d’une chaudière pleine d’eau, la cha-« leur soulève intérieurement les entrailles du« liquide courroucé; un nuage de fumée et d’é-« cume s’élève au-dessus de la chaudière, d’où« bientôt l’eau s’échappe, en lançant dans l’air« une noire vapeur. »
« Comme une chaudière où l’on fait fondre la« graisse d’un porc bouillonne en tout sens, exci-« tée par l’ardeur du feu entretenu avec du bois« sec; ainsi bouillonnaient enflammées les ondes« du Scnmandre. »
Le poète grec peint une chaudière bouillon-nante sur un grand feu, et l’on remarque dansses vers l’expression irotvToOev àpêtiXaS^v, quiimite avec beaucoup de justesse le bruit desglobules d’air s’échappant de toutes parts. Dansle poète latin, la description est plus com-plète et plus achevée. C’est d’abord le bruit de
ït|iôij àEipôp,Evoi, f!|iça 7 tpqaixou<Ti x&euOa.
Gi'i'ijns poêla cquorum luntiii» meminit llagro animantecurreiitiiuii; licet dici non possil elcganlius, i|nam quoi!ailjecil ûipoir’ àsipopEvoi : que cxprcssil., quantum iiatura(lare pnlcrnt, impetuin cursus. Vernm Mar» et cnrrus îlecarcere mentes, et campes cerripiendo præcipites miracelcrilale descripsit; et, accepte brevi scminc de Ilomeri-co llagro, pinxit aurigas concnticntcs lera undanlia, etprônes in vei llera pendantes : nen ullam quadi igarum par-lent intaclam reliquit, ut esset ilia ccrlaminis plenn des-criptio :
Manu» vrluti cum (lamina sonoreVirRen suggoritur coslis undnntis œni,
Kxsullaidque icstu latices; furlt Inlus a(|uæ vis,
Fumldus arque elle S|iumis exubernt amnis;
Nec Jam se capit unda : volât vapor ater ad auras.
’U; îà >.è6ric Çeï tvSov, È7i£iyrj|j.Evoç Ttupl 7toXXiîi,
Eviter] pcXSopcvoc irtaXtiTpEipÉo; mâXoto,
1 làvToÛEV à|i6oX<xS»iv, (mi SX (jûXa xâyxava XEïvai.
"Uç toû xaXà (SeeOptx Ttupl çXÉyrto, Çee 5’ OSwp.
Græci versus æni continent menlionem multo igné eliul-lienlis : et totem ipsum locum liæc verlm ornant, rcavroOEvàpCoXàîriv. Nam scaturigines, ex omni parte cmergentes,
A LES, Kl V. V
la flamme : mxvToOy,v àu.6o'XxSr)v est rendu parexultant œslu latices. Il peint ensuite un nuagede fumée et d’écume s’élevant au-dessus de lachaudière. Enfin, ne trouvant pas de mot exacte-ment juste pour peindre, la fureur concentrée duliquide, il y supplée par un équivalent : nec jamse capit unda; ce qui rend bien l’effet produitsur l’eau parla grande intensité du feu placé au-dessous. Virgile a donc réuni tout l’effet de latrompette poétique dans cette description, quirenferme avec exactitude toutes les circonstancesdu phénomène qu’il a voulu peindre :
« (L’andarus et liitïas), s’en reposant sur leurs«armes, ouvrent la porte que leur chef leur a« confiée, et invitent l’ennemi à s’approcher du« mur. Semblables à deux tours, ils se postent en« dedans, ù droite et à gauche. Ils sont hérissés« de fer, et l’aigrette de leur casque s’agite fière-■< ment sur leur tête. Tels sur les bords du Pô, ou« du riant Athésis ( Adige), deux chênes pareils« portent vers les cieux leur tête chargée de feuil-« les, et agitent leur cime élevée. »
« Insensés! ils trouveront aux portes du camp« deux enfants généreux des belliqueux Lapithes:« le valeureux Polypœtès fils de Pirithoüs, et« Léontéus non moins terrible que Mars. Ces deux« guerriers s’étaient placés devant les portes, et,« semblables au chêne élevé qui, fixé sur la mon-« tagne par des racines profondes, résiste chaque« jour aux vents et aux tempêtes, ils attendaient« sans fuir le brave Asius, remplis de confiance« en leur courage et en leurs armes. »
Les soldats grecs Polypœtès et Léontéus, placésaux portes du camp, attendent, immobiles comme
sic déganter expressif. In lalinis versilnis tola rci pompadescripla est, sonos (lammæ. Et pro hoc, qnod ille dixe-rat, mxvToOEv àp.fSoX<x8r)v, exsul/aiil œslu latices, daliment liimiilum exiiberanlom spnmis, alipic inlus lurenient (unius enim verbi non repérions similcin dignitatem, conipensavit, qnod deeral copiai, varietalc descriptionis), adjccit post omnia :
Nec jam se capit unda.
quoexpressif, quod seniper nsu evenit suppositi niinie-tate caloris. llene ergo se liabet poeticæ tubæ cultus,omnia, quæ in line re eveniunt, comprehendens.
Porlam, quæ ducis imperlo est commisse, reciudunt.Freti armis; ultroque invitant mœnibus bostcin.
Ipse inlus dexlra ac læva pro turribus astant,
Armali ferro, etcrislis capita altacoruscis.filiales æriæ liquentia Humilia circuin,
Sivc Prnli ripis, Atliesim seu propler nmeenum,Consurgunt geininæ quercus, iiiionsafiue cœloAttoliunt capita, etsnblimi vertice nulanl.
Nqxtoi* êv Sè 7tuXy,ti Su* àvE’oaç Eupov àpitvou;,
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