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MACKOBE.
* du midi combattent entre eux, dans les gorges« des montagnes, la forêt profonde en estébran-» lée; le hêtre, le frêne, le cornouiller à l’épaisse«écorce, maltraitent réciproquement et tumul-« tueusement leurs longs rameaux, qui éclatent< avec fracas ; ainsi les Troyens et les Grecs se li-« vraient de mutuels assauts, sans qu’aucun d’eux« songeât à la fuite désastreuse. »
En formant des deux comparaisons du poètegrec une seule plus lumineuse, Virgile a rachetéle tort que nous lui avons reproché plus haut.(Virgile ) :
« Cependant le vent qui s’élève à la poupe se-« coude les navigateurs. »
« (Circé ) envoie de nouveau sur l’arrière du« vaisseau , dont la proue est peinte, un vent« favorable et ami, qui remplit la voile et secondé.« la marche. »
Virgile a heureusement rendu xaTo'maOs vewçpar surgens a puppi; mais Homère excelle parles épithètes nombreuses qu’il applique au ventavec tant de justesse.
« ( Poly phème ) se repaît du sang et des entrail-« les des malheureux qui tombent entre ses« mains. Je l’ai vu moi-même, couché sur le dos,« au milieu de son antre, saisir avec son énorme«main deux de nos compagnons, et les briser« contre le rocher. »
« ( Polyphème ) se jetant sur mes compagnons,« saisit de ia main deux d’entre eux , les brisa«contre terre, comme de petits chiens; et les« lambeaux de leur cervelle jaillirent sur le sol.« Ayant ensuite séparé les membres, il les dis-
Aite rrp &i aXXnXaç lêaXov Tavu^xeaç 8fou<;
' 11 -/fi Geanecéfl, nivayot 8É te ayvupÆvâcar"11; Tpôle; xai ’A/aioi èn’ àXAi;Xoi<7i Oopôvre;
Ayovv, o08’ ëiepoi [iviiovr’ iXooïo 966010.demet bine vitinni, qnod superius incumt, (le duabusgrands parabolis unam dilucidiusconstrtiendo.
Prosequiiur surgens a puppt ventus euntes.
’llp-tv 8’ aJxaTÔmaSe veù; xuavortpwpoio'Ixpevov oîpov fit, rrXrjaiirriov, laOX6v éxatpov.quod nosler dixit xxxo7tio0e vem;, vester ait, surgens apuppi, salis décoré. Sed excellant epilhela, quæ tôt etsic apta vento noster imposait.
Viscerihus miserorum et sanguine vescitur alro.
Vidl egomet duo de numéro cum corpora noslroPrensa manu magna medio resupinus in antroFrangeret ad saxum.
AXX’ 6y’ avaîfa; hipoi( érti yeîpa; ïaXXs-Sùv 8i S6w pàpijia;, 8axe axûXaxa;, rroxl yafv;
^ 5 iyxèpaXo; xapàSi; 6ÉS, Ssvs 8 è yaiX'..lo’JÇ CE ûlap^XEloxi Tap.(l)v W7CX{ff<TaTO 86p7COVIloOcE 0 , tOOTE XÉùJV ÔpeattpOipo;, 068’ àxsXE'.TTEV'f.'xaxà te, oipxaç te, xai ôarÉa poeXoEvia.
« posa pour son repas. Il se mit à les dévorer«comme eût fait le lion des montagnes, et il« ne laissa rien de leurs chairs, ni de leurs in-« festins, ni même de leurs os. Pour nous, en« voyant ccs lamentables atrocités, nous élevâmes« en pleurant nos mains vers Jupiter, tandis que« le désespoir s’emparait de notre âme. «
Dans Virgile , la narration du fait est conciseet nue; Homère , au contraire, a mêlé à la sienneun pathétique égal à l’atrocité de l’action qu’ilraconte.
« Là, je vis les deux fils d’AIoéus, ces deux« monstrueux géants qui tentèrent d’enfoncer de« leurs mains la voûte céleste, et de précipiter« Jupiter de son trône sublime. »
« Oton comparable aux dieux , et le glorieux« Ephialte, géants que la tevre nourrit, et plus«beaux encore que le bel Orion. Dès l’âge de« neuf ans, ils avaient neuf coudées de circonfé-« rence et neuf brasses de hauteur. Ils menaçaient« les immortels de porter jusque dans les cieux« l’effort tumultueux de la guerre; et, pour s’y«frayer un accès, ils avaient tenté d’entasser« l’Ossa sur l’Olympe, et le Pélion chargé de« forêts sur l’Ossa . »
Homère décrit les membres des géants, et me-sure en long et en large, les vastes dimensions deleurs corps. Votre poète se contente de dire,monstrueux géants, sans ajouter rien autrechose, et sans oser employer les termes métri-ques. S’agit-il de ces montagnes entassées pourl’entreprise insensée des géants? il se contente dedire : qui tentèrent d’enjoncer de leurs mainsla voûte céleste. Enfin, si l’on compare chaque
'I1|j.eï? 8 è xXxiovteç àvs<rx 68 op.ev Ait yEïpac,
ÜXÉxXia Ëpy’ ôpéame;.
narratinnem lacti nudam et hrevem Maro posait; contraIlomerns xâOo; misant, et dolorc narrandi invidiam tni-delilatis requavit.
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Corpora, qui maoibus magnum resclndere cœlum N
Aggressi, superisque Jovem dclrudere régula.
'Clxôv t’ âvxiOeov, tdXexXeitov t’ ’ËçiâXrqVOüç 81 ) p.r]XÎ<rco\jç xpéiJ/E ÇeîSwpoç ipoupa,
Kat xoXù xaXXixxov; , pexâ ys xXuxov 'Qpbova-’lïvvëwpoi yàp toi'ye xai ËvvEartriX 661 ! ^ ŒavE5po;, àxàp (iSjxo; ye yevÉaOriv ÈvvEÔpyuiot.
O'i (ia xai àOavàxotaiv à 7 tEiX 6 xpv, èv '0X6 [j. ru.)«I'uXôrnSa irrrçaBiv rroXuàïxo; rroXëpoio*
'Oaaav ire’ OùXOprtq) p£'p.a<rav Oép.ev, aùxàp irt’ ’OuoijIlrçXiov EtvoaipuXXov, IV oùpavô; àpêarô; EÎr;.
Ilomerns maguitudinem corporuin alto lutoque dimensusest, et verborum ambitu membra depinxit. Vestêr ail,immania corpora , nihilque ulterius adjecit, mensurarumDomina non ausus atlingere. Ilie de eonstruendis monlii>usconation insanar inolitionis expressit : hic aggressos res-cindere ccelum dixisse contentus est. Postremo locum