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NOTES
une bonne renommée. » Bentley (ad P. Syr .) lit, d’après unmss. de Macrobe de la bibliothèque de P. Cotton :
Frugalitas, miseriaest rumoris boni.c’est-à-dire : « La pauvreté est la triste condition d’unebonne renommée. »
Si cita neges. On lit dans Aulu-Gelle , si belle neges.Si tu refuses poliment. Je préfère la leçon de Macrobe .
Canticum quoddam saltaret Hylas. Cassiodore ( Varior. iv) décrit cette pantomime, que les anciens dési-gnaient par l’expression de sallarecanticum; parce que,depuis Livius Andronicus , l’usage s’était introduit quel’acteur eût à côté de lui un jeune garçon pour chanter lesparoles au son de la flûte, tandis que l’acteur se bornait àdébiter iedialogue de la pièce ( diverbia ). Tite-Live , 1. vu,c. 2. Tout ce que Macrobe rapporte d’Hylas est attribuépar Athénée et parZozime(l. i)à Bathylle; ce qui pour-rait faire croire qu’Hylas était le surnom de théâtre de cetacteur. Athénée (1. i, c. 16) dit, d’après Aristonique, queBathylle et Pylade furent les inventeurs de la danse Ita-lique. Le premier avait composé un traité sur les diver-ses espèces de danses. L’autre fut aimé de Mécène , dontle scoliaste de Perse (v. 123) le désigne comme l’af-franchi.
Herculem furentem. Tragédie de Sénèque. Tacite (Annal, i.), Juvénal (Sat. vr, v. 63), Dion Cassitis(l. Liv,c. 17) et Suétone (in August. 45) parlent du mouvementpopulaire survenu à l’occasion des deux acteurs, et di-sent qu’Hylas, par ordre du préteur, fut fouetté publique-ment dans le parvis de sa maison ; et Pylade chassé deRome et de l’Italie , parce qu’il avait désigné du doigt enplein théâtre un spectateur qui le sifflait.
Chap. VIH. IIÉppaTa vel Tpaytirava. — riÉp-papa(choses cuites), TpayriixaTa (choses bonnes à manger); chezles Latins, placenta et bellaria : les aliments raffinéspour le goût et ornés pour l’œil, qui se présentent à la findes repas, chez les modernes comme chez les anciens. Cesaliments se nommaient encore, en dialecte macédonien ,paviOa ; les habitants de la Laconie , au rapport de Molpuscité par Athénée (1. xiv, c. ult.), les nommaient ir.aiv.l'x(mets du soir) Voy. Aulu-Gelle 1. xm. 11.
Libentiœ Gratiæque. Libentia, Libentina, Luben-iina , était la divinité des plaisirs. Elle est mentionnée parVairon. C’était à Vénus Libentine que les filles, devenuesgrandes, consacraient les jouets de leur enfance (Pers.,Sat. 2 ).
Docel Arisloteles. Problemat. (Sec/. xxvm, probl.7). Aristote dit encore à peu près les mêmes choses ail-leurs (in E/hic. ad Nicomach., 1. vin, c. 4, et seqq).Tout ce passage jusqu’à la fin du chap. se trouve dansAulu-Gelle avec de légères différences.
Coïlum esse parvum morbum comitialem. Galien,d’après Sabinus, attribue ce mot à Démocrite (I. m,Epid.com., c. I).
Dans toutes les éditions qui avaient précédé celle dePontanus, le liv. n des Saturnales se terminait avec lechap. 8. Pontanus, d’après l'autorité d’un manuscrit an-glais , et plus encore d’après l’analogie des matières, a res-titué au liv. ii les huit chapitres qui suivent, et qui setrouvaient mal à propos placés à la suite des douze cha-pitres qui forment le liv. ni. Toutefois, Pontanus con-vient qu’il manque encore quelque chose à la fin du chap.8 ; et ce ne peut être que l’accusation portée par Horuscontrôles raffinements delà gourmandise des anciens,accusation à laquelle Cécina témoigne qu’il accède, dansle passage suivant, qui termine le etiap. 9 : « J’ai voulu«"insister sur l’assertion d’Horus, qui reprochait à l’an-« tiquité, comme cela est vrai, d’avoir apporté plus de« recherche dans les plaisirs que notre siècle. » Or, cette
assertion d’Horus ne se trouvant nulle part, il est très-na-turel de conclure qu’elle existait à la lin du chap. 8, où ily a évidemment une lacune. Ce n’est pas tout encore.Jean de Salisbury (Polgcralicus, Lugd. Balav., 1639,in-4°, 1. viii, c. 15) cite le passage suivant, comme étantde Macrobe : Fugienda sunt ergo omnibus modis et abs-cindenda igneetferro, totoque artificio superanda,languoracorpore, imperilia ab anima, luxuria a ven-tre, a civitate seditio, a domo discordia, et in com-munia cunclis rebus intemperantia. Ce passage, qu’oncherche aujourd’hui vainement dans notre auteur, semble être la conclusion du chap. 8 de son liv. u, et devrait,ce semble, lui être restitué.
Chap. IX. Denariis veneant quinis. Le denier, mon-naie d’argent, valait originairement 10 as, ou livres decuivre (déni œris, asses). On le marquait de la lettre x.Il équivaut à 77 cent. M,- Les œufs de paon se vendaientdonc la valeur de 3 Ir. 87 cent *),, les paons eux-mêmescelle de 38 fr. 75 cent.
Gurgitem a devoralo palrimonio cognominatum.Fabius Gurgès était fils de Q. Fabius Maximus Rullianns.Dans sa jeunesse, il débuta par perdre une bataille; maisson père ayant obtenu du sénat, à force de prières et delarmes, qu’on ne lui ôtât pas le commandement, et ayantmême voulu servir sous son fils en qualité de lieutenant,la victoire revint sous ses aigles; il obtint les honneurs dutriomphe, et l’on vit son vieux père accompagner le charoù ses conseils et ses exemples avaient contribué puis-samment à le faire monter. Gurgès fut deux fois consul,et devint enfin prince du sénat, par les suffrages de ceux-là même dont il avait reçu son surnom (Plin., lîist. Nat.,1. vu, c. 41). Un autreindiviilu nommé PiihliusGallonius,mentionné par un ancien poète cité par Cicéron (deFin. bonor. et mal. xi, 8), et dans Horace (I. u, sat. 2 ,v. 47), reçut aussi le nom de Gurgès, et pour le mêmemotif que Fabius.
Melellus Pius. Il fit la guerre en Espagne à Sertorius :il se signala aussi dans la guerre des Marses . On lui donnale surnom de Plus, à cause de la douleur que lui causal’exil de son père Numidicus. Voir Patcrculus (1. u, c. 3),Salluste (de bell. Jugurth., 44), et les notes de Manucesuc les Épilres familières de Cicéron (xu, 2, p. 758, édit.Lips.). 11 mourut l’an 6i avant J. C.
Sallustii verba. Ce fragment de Salluste , rapporté aussipar Noimius (le grammairien) et Sosiputer, appartient audeuxième livre de son Histoire.
Toga picla. La robe des triomphateurs était ainsinommée parce qu’on y voyait brodées dessus les imagesde la Victoire avec des palmes (Isidor. xix), ou, selonFeslus, parce que L. Papirius Cursor, dans le temple deConsus.et M.FulviusFIaccus, dans le temple de Vertu mue,avaient été peints revêlus de cette robe , pour la cérémo-nie de leur triomphe. Cette robe était couleur de pour-pre; car Tite-Live , après l’avoir appelée picla au livre xxx,l’appelle purpurea au livre xxxi.
Refero enim vobis pontifiais velustissimam cœnam.— Comme ce morceau original est incontestablement 1 undes plus curieux de l’antiquité, je vais le reproduire etentier dans cette note, en raccompagnant d’un commen-taire puisé 1° dans un ouvrage intitulé Variétés sé-rieuses et amusantes, par Sablier , Amsterdam et Pa-ris , 1765, 2 vol. in-12 en 4 parties, (t. i, part. 2, p. 15et suiv.); 2° dans une dissertation en allemand , de M.Boettiger , insérée dans le Journal du luxe et des mo-des, rédigé par Bertuch et Kraus(vo1. xu, 1797 , p. 587-98) , et traduite en français avec des notes par M. Bast,dans le Magasin encyclopédique, de M illin, t. vi, 6 eannée (anix, 1801, p. 433 et suiv.).
Avant repas (anteccenam ou anteccenam). On a con-