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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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DESCRIPTION DE LX. TEÜRE, LIV. ffl. '

tes Stœchades (a), qu'on voit dispensées çà et làdepuis la côte de la Ligurie jusqu’à Massiiie.

Les fies Baléares appartiennent à l’Hispanie :situées vis-à-vis des côtes de la Tarraconaise , ellessont peu éloignées l’une de l’autre, et se d istinguentpar les surnoms de grande et de petite , qu’ellesont reçus de leur étendue réciproque. Dans lapetite (6) sont les forts de Jamno(c) et de Mago (rf);dans la grande sont les colonies de Palma (e) etde Polléntia (f). L’fle Ébusos (g), en face de cepromontoire appelé Ferfariâ, qu’on voit à l’ex-trémité du golfe Sucronien, possède une villede son nom (Æ). Elle est fertile en grains, maisplus encore en divers autres produits. On n’yrencontre point d’animaux nuisibles, pas mérçjede cbs especes sauvages susceptibles de s’appri-voiser; car non-seulement elle n’en produit au-cun , mais encore elle ne souffre pas ceux qu’ony transporte. Il en est tout autrement de l’ileColubraria (*), dont ceile-ci me rappelle le souve-nir, et qu’oii ne polit habiter, parce qu’elle estremplie de toutes sortes de serpents dangereux.Il est néanmoins, pour ceux qui veulent y des-cendre , un moyen j}e sè mettre à l’abri de toutaccident : c’est de former autour d’eux urte en-ceinte avec de la terre de l’îled’Ebusos; car alorsces reptiles, iji ardents à s’élancer sbr tous ceuxqu’ils rencontrent, s’enfuient épouvantés à l’as-pect de cette terre, qu’ils redoutent comme unpoison.

(o) I.M lies d’Hj ères. — (b) bfufUnut. - (f) Aujourd’hui Ciuiladela.— (rf) Mahon, dpnt le port, pppelé Port-jtafrpn • P :lssf! Pour if P 1 » 9beau de la Méditerranée. — («J gctlp vlUe n’a pas changé de nom. —(/) l,e bourg de Pntlenza. — (p) Appelée pitjouril’bui Ibiïa par lesEspagnols, et IfiCC ppr les Français. Ege esj comprise parmi les Ba-léares ; inalp les aprlf os en /disaient avec celle de Colubraria f legroupe des Pityueef IPittluea inutile ).—(^) Lp ylile actuelle d ’ïbiea,c'n frappais Ivicfi, bâflp sur la pente d'une colline, dont lesopi-met epl cooruonc par l’évécliè, la cathédrale .fit le château dngbp-verac.ur. — (J) Citle Uc, nue les Grecs nommaient OfibiUta et quç "VSEspagnols appellent Pormentera, a passé jusque dansées derniers

Baléares in tjispapia, contra Tarrapouensia iittora sifx,non looge inter se distant, etexspalio soi cognominibusacceplis. majoresntinoiesque perliibenlor. Castellasuht inminoi ilius, Jamiio et Mago : in tnajoribus, Palma et Polleh-tia colonise. Ebusos e regione promontorii, quod in Sucro-nensi siuu Ferrariam vocant, eoéem pomine urbem habet;frmrieutls tantum non féconda, at alia largior, et omniumanimalium, qnpe n'ocent, adeo expers, ut ne ea quideni,quæ de agrestlbus milia sunt, aut géneret, ant, si invec-ta sont, sustinèat. Contra est Colubraria, eujus meminissesoccnrrit, qood, ciim scalpai nnilto ac malelicb genere ser-pentuni, et sit ideo inliabitabilis, tamen ingressis eam,inlra id spatium, quod Ebusitana Inmio circumsignave-rojil, sine pernieie et rata est, iisdem illis seipenlibus, qnjsoient obvios appetere, aspectum ejus pulveris, aliudvelut virus, proeol et cum pavorè fugieulilms.

LIVRE lit

CH AP. I. — Côle extérieure âe CTtispanie.

Nous avons décrit la côte de notre mer : nousavons décrit les lies qu’elle embrasse. Il nousreste à voir cette circonférence de terres dont lescôtes, comme nous l’avons dit au commence-ment de cet ouvrage, sont baignées par l’Océan.C’est une mer immense et sans lin, agitée par degrandes marées (c’est ainsi qu’on appelle ses fluc-tuations); tantôt elle inonde les rivages, tantôtelle les laisse à sec jusqu’à une grande distance,en se retirant ; et cela non pas les uns après lesautres et tour à tour; ce n’est pas un ébranle-ment alternatif qui la pousse avec toute son im-pétuosité tantôt sur une côte et tantôt sur une au-tre : au contraire, après s’être élancée de son centreet en même temps sur les rivages, quelque oppo-sés qu’ils soient, des continents et des Iles, sou-dain elle les quitte pour se concentrer et revenirsur elle-même, et toujours avec une telle violence,que tantôt elle fait rétrograder les fleuves les plüsconsidérables, tantôt elle entraîne avec elle desanimaux terrestres, ou laisse sur le sable des ani-maux marins. On ne sait pas bien encore si c’estl’univers qui, par l’effort de l’aspiration et del’expiration, attire et rejette ainsi ies eaux surtoqs les points (en àdmettàrjt, avec certains sâ-vants, que le monde soit un animal), ou bien s’ilexiste au fond des mers quelques cavernes qui lèsabsorbent et les rejettent successivement ; ou bieijenfin si la lune a quelque influence sur ces mou-vements extraordinaires. Ce qu’il y a de certain,c’est qu’ils varient Selon les phases de cêt astre,

ten^s pour être içfeslée de se/pehty tant il est difficile d’efftççrd’antiques préjugés*. Son poui moderne vient de sa fertilité en ble.Elle renferme ** à i5oo habitants.

LIBER in

fcllAt’. 1_ Hispahiœ ora exlerior.

Dicta est ora Noslri maris . dictæ instilæ, quas ainpler-titur. Restât ille circuitus, quem, ut initio diximus, ringjjOceanus. Ingens infinitumque pelagus, et magnis a-sti-bus concitum, ( ita enim motus ejus appellent, ) modoinondât campos, modo laie nudat ac refugit, non aliosaliosque in vicem, neque altérais accessibus nunc inlios, nunc in ilios toto impetu versum : sed ubi inomnialitora, quamvis diversa sint, terrarum insuiarum-que ex medio pariter effusion est, rnrsus ab iilis col-ligitur in medium, et in semet ipsum redit; tanta visemper immissum, ut vasta eliam Domina rétro agat,et aut terrestria deprehendat animalia, aut marina desti-tuât. Neque adliuc satis cognitum est, anhelitune sno idmundus efliciat, retractamque cum spiritu regerat undamundique, si (ut doclioribus placet) unum animal est :an sint depressi aliqui specus, quo reciprocata mariarésidant, atque unde se rursus exubcraiilia attollant : au