TERRAINS PRIM1TIFS.
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cette admirable disposition. On voit partout les cours d’eauqui naissent, qui se reunissent et s’echappent en divergeantde ce sol eleve. II semble que l’ile centrale soit encore au-dessus des flots, et que les eaux ruisselantes des montagnes,descendent de tous c6t6s dans l’Ocean qui l’eutoure. Lesgrandes directions des cours d’eaux sont restees les m6mes,et si l’on voulait representer par une comparaison , le re-seau d’eaux courantes que nous venons d’indiquer, rien nepourrait mieux en donner une idee , que 5 ä 6 grands arbresarraches avec toutes leurs racines, conservant des troncsallonges et depourvus de leurs branches; en les couchantsur un sol inclin6 de teile maniere , que les racines fussentdirigßes toutes vers le milieu du monticule , tandis que cestroncs divergeants s’eloigneraient du centre , on aurait unedisposition en tout semblable ä celle de nos cours d’eaux, dontles derniers filets 'representeraient les plus fines divisionsdes racines. Ceux-ci r6unis donneraient lieu ä des branchesplus considerables, ce sont les gros ruisseaux, puis lespetites rivieres et enfin les fleuves qui sortent comme destroncs sur les divers versants du plateau central.
La grande aröte des Cevennes partage les eaux entrel’Ocöan et la Mediterranee. L’Herault prend sa source äVilleraugue; lesGardous, dans les Hautes-C6vennes; l’Ar-deche, au-dessus de Mayres ; eile refoit comme affluents ,le Chassezac, la Drobie , Ia Beaunne , la Borne, dont lessources ne sont pas tres-eloignees du Palais-du-Roi qui est äl’extremit6 de la Margeride; le Doux et l’Erieux sont ali-mentes par les montagnes de la Haute-Loire , et toutesces rivieres s’^chappent du versant roöditerraneen desCevennes.
Du versant oppose , sortent un grand nombre de rivieres.