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TERRAINS PU1MITIFS.
des Vosges et une foule de montagnes du plateau central,ou bien en montagnes aliongees comme la Lozere et laMargeride, ou en pics plus ou moins dechires, en filons•plus ou moins volumineux et quelquefois si minces, qu’ilfaut bien admeltre une certaine fluiditö et une pressionassez consid£rable, car ce sont souvent des filons d’injection.Quant aux pics denteles des Alpes et des Pyrenees, nous lesconsiderons comme les restes demanteles de masses plusconsiderables, et qui n’ont pas £te formees telles qu’elles sepresentent. Ce sont des degradations qui ont manage lecentrc de la masse.
Celte resistance du milieu d’une röche ou d’un fragment,qui s’observe aussi bien dans les basaltes prismes que dansles granites , se montre surtout dans ces derniers quand ilsse d£litent en boules, comme il en existe de si beaux exem-ples sur le plateau central de la France . Cette crislallisa-tion plus dense des centres indique encore un refroidisse-ment lent et une assez grande plasticite, mais eile n’impli-que ni la Fusion ignee, ni la solution aqueuse.
II se peut du resle que le granite n’ait jamais coule et qu’ilsoit sorti päteux en conservant, comme certains trachytes,la forme sous Iaquelle il s’epanehait. Des causes complexesont concouru ä la formation de nos roches primitives; cesont surtout la chaleur, l’eau, la pression et les actions mo-leculaires mises en jeu par les affinites , la cohesion et lesforces 6lectriques.
Plusieurs auteurs ont apprecie l’imporlance de ces diffe-rentes causes, et parmi ceux qui se sont le plus sp£ciale-ment occupes de cette queslion et dont les beaux travauxnous ont ete d’une grande utilit6, nous citerons Durocher,MM. Delesse, Fournet et Schcerer.