328
TERRAINS TERTIAIRES.
J’annee, ses legeres carapaces. Cette division feuilletee et ledepöt si regulier de ces petites valves, indiquent Ie calmeprofond qui rögnait alors dans cette magnifique nappe d’eau.Dans cette hypothese , il aurait fallu souvent plus d’un siedepour former une assise d’un demi-roetre.
Quelle que soit l'opinion que l’on se forme sur cette in-teressante öpoque, le nombre infini des couches de marnesde silex , de sables plus ou moins fins et colorös, de lamesminerales, souvent söparöes par des valves de Cypris et desPaludines, et surtout les differences de coloration que l’onremarque dans les divers feuillets ou dans les grandes couchesqu’elles forment par leur reunion, nous indiquent une longuesuccession de petites pöriodes et un temps considerable pourl’ensemble du depöt. II est curieux de remarquer ces chan-gements si frequents et parfois ces retours periodiques desmömes matieres, offrant la möme epaisseur et une cons-tance remarquable de periodicite. Puis tout äcoup, l’epais-seur et le retour des couches se modifient cornme pour nousindiquer une perturbation dans le cours paisible des övöne-ments de cette epoque. C’est ainsi que l’histoire tout en-tiere de la terre est ecrite dans les assises de ses monu-ments, et ces derniers nous permettent de retrouver, dansun passö bien eloigne , les effets divers de causes quiagissent encore et qui nous donnent la de de celles quisont öteintes.
La composition chimique du calcaire marneux peut aussinous eclairer sur son origine.
M. Baudin, ingenieur en chef des mines ä Clermont , adonne, des 1835, l’analyse de deux calcaires marneux,provenant l’un du Puy-de-Mur l'autre de Gergovia. Ces ana-Jyses mcritent d’ötre consignees :