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nes, et souvent m6me, corame ä Gannat , au milieu des
calcaires que l’on exploite.
On voit que les Phryganes ont pris un tres-grand deve-loppement dans le departement de l’Allier , et que partouteiles se sont assises sur les rivages et sur les lies, formantdes cordons littoraux, sinueux et prolongds ; puis , ä mesureque les eaux du grand lac ont baisse , elles sont lentementdescendues pour couvrirensuite la plaine presque entiere oüelles sont souvent cachees par les alluvions de Randan, deCMtel-de-Neuve, etc.
Ces calcaires concretionnes se montrent en bien plusgrande quantile sur le bord Occidental que nous venonsd’6ludier que du cotd oppose. Pourquoi cette grande dif-ference dans le nombre de ces Phryganes et dans la massedes depots qui se sont formes autour d’elles? Y avait-il surce bord Occidental des sources caicarileres plus abondantes?Les eaux y 6taient-elles alors moins profondes, les vaguesmoins elevees, la surface pluscalme?
Si les vents d’ouest dominaient, comrae aujourd’hui pen-dant nos tempötes, c’est sur le rivage oriental que les (lotsdevaient frapper avec le plus de violence, et lä , en effet,il existe bien moins de Phryganes que du cöte oppose , le-quel 4tait garanti par ses falaises. II est vrai que les Po-lypes saxigenes qui bdtissent avec une si grande perseve-rance dans les mers du sud, s’accroissent en proportion dela Irequence et de l’intensite des lames qui viennent lesheurter. Mais ici la difterence est grande , car les Polypes,quoique mous et gelatineux , s’enveloppent bientot d’un4tui calcaire qui devient leur prison. Ils sont fixes, inamo-vibles, et la lame qui les caresse leur apporte en m6metemps les animalcules et la matiere organique que leurs