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TERRAINS TERTIA! RES.
On y voit des boules qui sortent ä peine des scories, et pres-que tout l’affleurement est cachö par d’enormes masses descories plus ou moins compactes , toutes agglutinees et pe-netrees d’arragonite.
Au-dessus de ce filon, on ne trouve plus que des pepe-rites avec des calcaires siliceux qui leur sont subordonnes.Ils supportent le grand plateau de basalte superieur. Quandon est sur le bord de ce plateau , on croit reconnaitre unesorte d’egalite de niveau avec les plateaux des Cötes et deChanturgues situös au dela de Clermont. Tous reposentsurdes calcaires marneux tres-tendres qui s’ölevaient autrefoisau niveau möme indiquö aujourd’hui par les basaltes qui enrecouvrent des parcelles. Clermont parait situö dans unelarge valide dont les deux versants calcaires seraient les Cö-tes et Gergovia. En effet, cette vallee donnait passage a undes grands affluenls de la Limagne , au torrent qui röunissaittoutes les eaux des cötes de Ceyrat, et qui forme encore au-jourd’hui le mince ruisseau d’Artiöres.
Les calcaires ont etö empörtes avec le temps, mais lespoints protegös par les basaltes sont restös intacts. Tout nousindique donc a Gergovia une anse de la Limagne , I’empla-cement d’un ancien lac, oü des couches calcaires ont conti-nuö de se former encore , quand döja , sur d’autres points,les eaux avaient abandonnö le grand lac.
A l’ouest de Gergovia, au-dessus de Romagnat, on peutsuivre facilement aussi, dans un grand ravin, la superposi-tion des couches de calcaire , et l’on arrive ö un couronne-ment de Phryganes.
Ces calcaires s’y montrent en masses enormes , quelque-fois percees d’un grand trou dans le centre. En-dessous exis-tent des sables calcaires, espece d’oolites comme a Chaptu-