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TEltKAlNS TEHTlAIllES.
La presence des Potamides sur des points divers, ia Situa-tion des couches qui les renferment en connexion avec lesargiles sableuses et la texture le plus ordinairement com-pacte de cette röche qui rappelle celie du calcaire jurassique,ont modifie nos idees et nous font pencher au contraire pourl’anciennete du calcaire ä Potamides.
A l’ouest et au sud de St-Germain, les argiles s’dtendent,et c’est ä Boudes (455) que leurs assises acquierent le plusd’epaisseur.
C’est sans contredit un des plus curieux spectacles de lacontree que ces depots d’argiles degraddes et ravinees donton saisit l’ensemble du sommet du plateau de Villeneuve.Le cöne basaltique de Lavoiron qui perce au milieu de cesdepots sableux d’un rouge vif, ces longues dechirures sem-blables ä des plaies profondes qui en sillonnent les flancs,les bancs de calcaire concretionne ou de sables agglutindsqui restent suspendus au-dessus des precipices, tout celaproduit des scenes d’autant plus etranges que partout, au-tour de soi ou ä perte de vue, on n’aperfoit que ruines dece terrain rouge contrastant par sa nuance avec le vert dufeuillage.
Lorsqu’apres la pluie, ces deux couleurs complementaires,le vert et le rouge, ont acquis toute leur intensite, quand lesoleil succedant ä l’orage, eelaire ces nuances avivees parl’humidite, rien n’est comparable ä l’aspect de ces campagnes.11 semble que le feuillage y couvre de vastes foyers d’in-cendie.
Au milieu de ces merveiiles, dont l’ensemble saisit d’abordles sens, on decouvre au pied de Lavoiron, une valide pro-fonde, oü les eaux ont fa^onne les argiles de la maniere laplus bizarre (525).