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Tome premier.
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24 Histoire de Geneve,

Gondebaud , qui ayant été battu fut obligé de recevoir la——. Loi des vainqueurs h . II se rendit tributaire de Clovis, & laif-446. fa Vienne à Godesigile: mais Gondebaud reprit Vienne , &le malheureux Godesigile fut tué à coups depéc dans uneEglise. Clovis indigné de cette action barbare chassa Gon-debaud , & rendit le Royaume à son fils Sigismond », Cefut ce Sigismond qui fonda dans les Alpes le Monastère deS. Maurice, à la fondation duquel Adaximus Evêque de Ge-nève souscrivit. Ce même Roi fit astembler au lieu de Po-nas , auprès de Vienne en Dauphiné, le Concile appellé Po->nenfe , Patineuse ou Epaunense , comme l’a fort bien remarqué

Mr,

Vie d’Epiphane. 11 raconte, que celui-ci avoir été envoyé à Geneve par Theo-doiic Roi des Gots , à Godegisile , ausujet de la rédemption de certains cap-tifs. Fuit Genevx , dit Ennodius , ubi Go-degiselus germanise Regij larem statuerai.

h L’Armée de Clovis courut tout leRoyaume de Bourgogne , où elle fit desravages épouvantables. Geneve fut en-yelopée dans cette commune disgrâce.Les François saccagèrent cette Ville , Scy brûlèrent une Eglise. C’est ce qui pa-rois par le titre d’une Homélie d’AvitusArchevêque de Vienne , que ce Prélatprononça en la Dédicace de cette mê-me Eglise, quand elle fut réparée. Cetitre étoit conçû en ces termes : Difiain dedicatione Basilic te Geneva quam hofiisincenderat. Godefroi dans fes Mémoires,cite ce titre de cette maniéré , qu'il atiré, comme il dit, d’un Manuscrit enécorce d’Arbre , qui étoit dans la Biblio-thèque d u Président deThou, Sc que ceMagistrat Lui avoit communiqué.

* 11 y auroit diverses remarques à fairefur ce que l’Autcur raporte ici feulementen deux mots, & d’une maniéré qui n’estpas assez exacte, & pour fupléer certainsfaits qu’il ignoroit apparemment, Sc quipourtant apartiennent à l’Histoire de Ge-neve. Mais on fc contentera de dire, queGodegisile s’étant laissé surprendre dansVienne , 6c ayant été tué de la maniéréque M r , Spon le raconte, Gondebaud ne

trouvant plu* rien qui lui résistât, fe fitreconnoître pour unique Souverain detout le Royaume de Bourgogne. Ce quilui étoit d’autant plus aisé, que Cloviss'étoit alors retiré avec son Armée, dansfes Etats. Ce fut vers l’an joo., que ccqu’on vient ds dire arriva. Depuis qu’ilfut paisible possesseur du Royaume, ilpensa à faire des Loix, pour la police Scle Gouvernement de fes Peuples. J1 avoirfous fa domination, non seulement lesBourguignons fes Sujets naturels, maisencore les Peuples qu’il avoit conquis ,savoir ceux qui avoient étc auparavantsoumis aux Romains. 11 n’arrive quetrop qu’un Peuple conquérant traite du-rement ceux qu’il a soumis à son Empi-re. C’est ainsi qu’en usoient les Bour-guignons envers les anciens habitans duPais, ce qui avoit tellement aliéné ceux-ci , de leur domination, qu’ils fouhai-toient de changer de maître , Sc d’êtreconquis par les François. Gondebaud s’euétant aperçu, pour prévenir le mal, s’yprit en sage Prince. H fe proposa decontenir les Bourguignons par de nou-veaux Reglemens, Sc en abrogeant cer-taines Loix faites par ses Prédécesseurs «trop favorables au Peuple conquérant,Sc trop dures pour le Peuple conquis.II assembla pour cet effet à Geneve, lesprincipaux de son Etat, Sc ses plus ha-biles gens qu’il put trouver, & fit parleur conseil des Loix qu’on a encore au-

jour-