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Tome premier.
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qo Histoire de Geneve.

1460. venue se sauvèrent çà & là par les maisons de la Ville, oùPhilippe ne les osa pas chercher , craignant quelque émûtedu Peuple, ce qui fut cause qu’il s’en retourna, fans faireautre mal, comme aussi n’auroit-on pas manque de s’y oppo-ser. Le Duc son Pere fort indigné demanda qu’on assemblâtle Peuple dans l’Eglise où il étoit logé. Le Peuple s’y trou-va, & il leur fit ses plaintes, mais les Syndics n’y osèrent pasvenir. Le Peuple s’excufa ne fçachant ce que c’étoit, & re-jetta la faute fur les Syndics, qu’on alla chercher. Les deuxfurent trouvez innocens ; le troisième setoit sauvé & avoitquitté le Pais: le quatrième qui setoit caché dans les cham-bres basses du Convent de Rive , fut convaincu , & ayantconfessé son intrigue avec Philippe , il fut incontinent pendu& étranglé r .

Cela n’ayant pas appaisé le Duc, íl partit de Geneve &s’en alla trouver à Lion le Roi Louis XI. son gendre, aveclequel ayant traité touchant certaines Places du Dauphiné, qu’iltenoit encore après la démission du dernier Dauphin Humbcrt,il remit au Roi les titres des Foires de Geneve , dont il s’é-toit saisi pour se vanger des Genevois, l’Evéque son fils luiayant ouvert les Archives. De forte que le Roi les transféraà Bourges en Berry, & de là à Lion, où elles font à pré-sent : & lut arrêté qu’il dessendroit aux Marchands passant parses Pais, de ne point aller à Geneve, mais en France. Qui1463. plus est, le Duc sit ensorte envers le Roi, qu’il sit saisir sonfils Philippe fans terre, qu’il avoit déshérité à cause de fac-tion violente qu’il avoit faite, & le fit tenir long-tems en pri-son,

* Ce prétendu suplice d’un Sindic estune pure fable. Ce qui le prouve d'ti-ne maniéré à ne laisser aucun doute dansl’efprit, par les Regîtres publics de Gene-ve, des années 1461. & 1464. Non seu-lement ces Regîtres ne font mention derien de semblable. Mais de plus il pa-rois , que les quatre qui exerçoient dansce tems-là, la Charge de Sindic, 8c quij'apelloient Jean de Rolls, Jean de Soin

get, Perronet Emonin , François Vicentaslìsterent au Conseil pendant tout lecours de leur Sindicat , leurs noms setrouvant toujours dans le Regître com-me préfet» à la tête du Rôle du Conseilde chaque jour. Et que de pins, ils sorti-rent tous quatre heureusement de Charge,au mois de Fevrier 146Z. tems auquel alorsles Sindics avoient accoutumé de reíignerleur Emploi à leurs Successeurs,

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