1508.
L I V R E I I. III
dce de la pure volonté des Syndics & Conseil, laquelle nousne voulons tirer à aucune conséquence, ni à aucun préjudi-ce des Libertez & Franchises d’icelle m . Après cela, il netarda pas de retourner à Annecy.
Philippe de Savoye Evêque de Geneve, n’aimant point l'E-tat Ecclésiastique , après avoir présidé quinze ans, remit faplace à Charles de Seyjfel Frere du Baron d'Aix, qui avoirété élu dix-sept ans auparavant, & chaste par Antoine Cham-pion. Philippe fut fait Comte de Genevois par son frere,& après il alla en France au service du Roi François I. quilui donna le Duché de Nemours , épousant Charlotte de laMaison de Longueville l’an 1528- II mourut à Marseille &sut enseveli à Annecy.
Charles de Seyffel étoit d'une humeur douce & honnête,mais il n’avoit pas beaucoup d’étude, ni un esprit fort péné-trant. 11 alla à Strasbourg, aux dépens de la Ville n , de-mander à Maximilian Roi des Romains la confirmation desLibertez de la Ville, autorisées par la Bulle de l’EmpereurFrideric Barberousle, par laquelle il lui fit connoitre commela Ville étoit franche & exempte de certains droits , qu’onéxigeoit alors d’elle.
Ce fut l’année suivante que l'on acheva de clorre de mu-railles & de fortifier le Faux-bourg de Saint Gervais j &pour les fraix néccstaires, on impoía quelque Gabelle fur leVin, & on taxa les aisez, par forme de prêt. Le Duc mê-me y aidoit : mais on prit de lui des Lettres testimoniales,comme il envoyoit des gens pour avancer ces fortifications,simplement comme un bon Voisin, & non pas comme Princequi eût droit fur la Ville. Le reste de fa conduite ne justi-fia pas néanmoins ses intentions. II étoit médiateur de la
Paix
• Voiez l’Acte à la fin. envoyer deux Ambassadeurs de fa part :
° L’Evêque Charles de Stiffitl n’alla C’est de quoi font foi les Regîtres pu-point lui même à Strasbourg vers l’Em- blics,
perew Majumiltea> il fq soutenu d'y * «Il
1510.
Novcmb»
1510.
18. Mar»
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