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Tome premier.
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IVRE

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à Notre-Dame du Puy. Cette nouvelle déplut à ceux de 1513.Geneve, car il étoit fort porté pour les Libertez de la Com-munauté & de l’Eglife ( l. Le Pape & le Duc en eurent aussi,l’avis, & on ne manqua pas de courir le Bénefice.

Le Pape prétendent en disposer, comme il avoir fait d’au-tres fois : mais le Peuple & le Clergé de Geneve ne voulantpas perdre fes droits de postulation & d’élection, fermerent lesportes de la Ville, se mirent fous les Armes , & s’assemble-rent à Saint Pierre pour élire un Evêque. Ils n’en trouvè-rent point de plus propre qu’Aymé de Gingins Commanda-taire de l'Abbaye de Bcaumont, & ils y furent portez parces considérations r . II étoit Chanoine , & dune MaisonNoble très-ancienne, de plus bien allié & fort aimé au Paisdes Ligues, qui étoient de bonne intelligence avec le PapeJules II. Il étoit aussi grand zélateur de la liberté spirituel-le & temporelle, très bon personnage, & qui n’avoit que ccfoible d’aimer un peu trop le sexe. Le Chapitre l’ayantdonc élu, à la priere du Peuple, envoya en poste aux Ligues,les prier de leur donner des lettres, pour impétrer d u Papefa confirmation. Messieurs des Ligues les donnerent, & leCourrier fe mit en chemin pour aller à Rome, le tout furla bourse du bon homme de Gingins: mais les Seigneurs deSavoye n’étoient pas endormis, car Jean de Savoye Proto-notaire d’Aux, dont nous avons parlé, eut le prix de cettecourse. C’est le même que la Gaule Chrétienne appelle JeanFrançois de Savoye, & que Severt confond mal à proposavec l’Evêque Jean-Loiiis.

Jean de Savoye étoit natif d’Angers, fils d’une pauvre fem-

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1 Bonnivard dit, que ce qui fit regret,ter C hxrtes de Seijiel , ne fut pas tant lezèle qu’il fit paroúre pour la conserva-tion de la Juriídiction Ecclésiastique, Scdes Libertez de la Ville, que la compa-raison que l’on saisoit de lui avec Jeande Savoye son successeur , qui travaillasans détour. St dç concert ayee le Duc,

à faire palier la Ville de Geneve, sous ladomination de ce Prince.

r M. Spon parle de l’Elestion d 'Ayméde Gingins , comme si elle eut été faitepar le Clergé Sc le Peuple. Il fe trom-pe. Le Chapitre la fit. ainsi que cetAuteur 1« dit un peu plus bas.

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