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1529 -
Janvier.
Fevrier.
18. Mars.
198 Histoire de Genève.
La Confrairie de la Cuillier nc Iailla pas pour cela d’in-comtnoder la Ville, interceptant les vivres, & faiíant descourses jufqu’aux Faux-bourgs. Berne & Fribourg accordè-rent des Troupes à la Ville, & envoyèrent, conjointementavec Baie & Zurich , des Députez, pour une Journée qu’ilsproposoient de tenir à Saint Julien c . Ils passèrent à Geneve,prirent connoiiTance des Droits de la Ville, & les trouvèrentfavorables aux habitans. Ces Députez firent plusieurs voya-ges de Geneve à Saint Julien, où ils ne firent autre chose,fi ce n est que le Duc consentit à donner quelque argent, pourfaire retirer les Troupes de Berne & de Fribourg, qui étoientenviron sept cens hommes u .
Les Gentilshommes continuoient néanmoins leurs insultes.Dix-huit Cavaliers d’entr’eux, vêtus de blanc, donnèrent l'a-larme au Fauxbourg de Saint Victor; mais quelques Trou-pes de Geneve & des Alliez étant sorties, ils se retirèrent.Ils revinrent le Jeudi avant Pâques jusqu’aux Portes, au nom-bre
* I.es Villes de Zurich & de Bâle vou-lurent bien se mêler de cette affaire, àla priere des deux Villes Alliées de Ge-neve.
u I.es Envoyez des Villes Alliées, &ceux de Zurich Sc de Laie, curent plu-sieurs Conférences à St. Julien, avec <lespersonnes que le Duc de Savoye y en-voya de fa part. Les Gentilshommes dela Cuillier s’y rencontrèrent aussi. Ceux-ci demandoient justice de la mort dePontverre ; mais les Envoyez du Duc , àqui cet Article ne tenoit pas si fort aucœur, ne le pressèrent pas beaucoup, fecontentant d’insister fur ce qui regardoitleur Maitre de plus près ; je veux direfur la révocation de l’AIliance, & sonrétablissement dans le Vidomnat. Maisl’on renvoya à traiter ces deux questionsdans une Diette , où elles feroient exa-minées par la voye du Droit. Et en at-tendant les Envoyez des Cantons Média-teurs ménagèrent une Treve , par laquel-le il fut convenu, entre le Duc de SavoyeSc les Villes de Berne Sc de Fribourg ;
Que les Citoyens de Geneve pourroiencalTcr & venir librement Sc sûrement, né-gocier Sc faire leurs affaires dans les Paisde la Domination de ce Prince. Que fton leur faifoit quelque violence, ou qu’ilssussent pillez & détroussez, les Juges deslieux en feroient justice, aussi tôt qu’el-lc leur feroit demandée , Sc que dans lemême cas , l’on puniroit aussi à Geneve,ceux qui auroient commis quelque ex-cès fur les Sujets de Son Altesse, Queces Articles de Treve feroient observezdès lors, iufqu’atr tems que la Diette fi-niroit. Les Envoyez de Berne Sc de Fri-bourg déclarèrent à ceux du Duc Sc auxMédiateurs, qu’ils foutiendroient de toutleur pouvoir la Partie qui feroit en souf-france , contre celle qui auroit contreve-nu aux Articles de cette Treve. Elle futpubliée par toute la Ville le 9. Marsif 19. Les Troupes de Berne Sc de Fri-bourg fe retirèrent > après avoir demeu-ré cinq à six semaines dans Geneve : LeDuc fournit sept cens Ecus pour les fraisquelles avoient faits, Sc la Ville le reste.
* C’écoit