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de la Ville avec ses compagnons. Ils s’en allèrent en Suisse, 1537.où les Bernois en firent mourir quelques-uns. 10. Mars.
Les Ministres eurent à íoiìtcnir une autre Dispute contreun nommé Caroly, qui soutenoit le S^rifice de la Messe &la Prière des Saints : Les Magistrats de Berne ayant ouï lesdeux Parties à Lausanne ‘, chassèrent Caroly de leurs Terres.
Pare) composa un Formulaire de Confession, qu’on faisoit li-re tous les Dimanches à S. Pierre k ; mais ceux de Berne scplaignirent qu’il saisoit des Constitutions, qui n’étoient pasconformes aux leurs, car ils observoient encore quelques-unesdes principales Fêtes, faisoient la Ccne avec des Hosties, oupain fans levain, & rece voient a u Temple les filles qui épou-loîent toutes échevelées, ce que Farel n’approuvoit pas. IIse rendit au Colloque de Berne, où se trouvèrent environ300. Ministres de Suisse, de Strasbourg, & des lieux voi-sins , qui condamnèrent lopinion de l’impanation, ou de laprésence corporelle du Corps de N. S. dans le pain de l’Eu-charistic, que quelques-uns tenoient, & que les Luthériens
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crainte d’une telle peine ne contribua paspeu à étouffer, dans fa naissance, cetteSecte, qui avoir déja fait quelques pro-grès dans Geneve.
■ Ce fut au mois de Mai.k Trois fortes de Gens refufoient derecevoir cette Confession de Foi. Ceuxqui n’avoient pas encore entierement re-noncé à la Religion Romaine : Ceux quiétoient prévenus des fentimens des Ana-baptistes : Et ceux qui ne vouloient pasfe soumettre à la Discipline Ecclefiastique.
Sur les remontrances que Calvin fit enConseil , par lesquelles il fit voir, quedes distensions de cette nature, ne pou-voient avoir que des fuites fâcheuses, parra port à la tranquillité de l'Etar, qui lè-roit partagé en deux Partis, l’un, de ceuxqui auroient juré la Confession; l'autre,de ceux qui auroient refusé de le faire ;le Magistrat ordonna , que ceux qui nefoudroient pas la recevoir, feroient con-gediez de la Ville.
te fe tint au Couvent de Rive ; elle futfort échauffée pendant plusieurs jours.11 ne paroit pas, par les Regîtres publics,fur quel Point elle roula ; lis ne portentautre choie, si ce n'est, que le Conseiltroirva à propos de faire cesser au plu-tôt, ces fortes de contestations, qui étaientbeaucoup plus propres a ébranler la Foi ,qu’à Raffermir. Farel & les autres Mi-nistres furent apellez en Conseil , pourleur défendre de plus disputer dans lafuite, avec de telles gens. Le Conseilfit aussi venir devant lui Herman Sc Be-noit, Sc leur dit, que leurs Dogmes nefe pouvant prouver par l’Ecriture Sainte,il les avoir jugez erronez, Sc qu’ils dé-voient s'en dédire, Sc en demander par-don à Dieu. Ils répondirent, qu'ils neles retracteroient point, leur Consciencene leur permettant pas de le faire. Surquoi le Conléil des Deux Cent leur pro-nonça le 19. Mars, un Arrêt de bannis-sement perpétuel, à eux Sc à tous teuxde leur fuite, fous peine de la vie. La
1 Farel,