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la Franche-Comté passa cn Flandres, où il avoir des affaires 15 67.de plus grande importance à exécuter contre les Hollandoissoulevez. Les Troupes étrangères qui étoient à Geneve, ne septemb.voulant pas demeurer oisives, prirent aussi cette route , pouraller au secours de ceux de leur Religion. Elles donnèrenten passant l’alarme à Gex & à Versoy, dont les habitans pri-rent une terreur panique, & abandonnèrent ces deux Bourgs.
C’cst ce qu’on a depuis appellé la Guerre de Gex, auíïi-tctfinie que commencée , dont on a fait un Poème en VersBurlesques en langage du Pais. Ce fut en ce tems là quel’Arfenal de Geneve fut bâti Y.
Ces bruits de guerre furent suivis de la Peste , qui em-porta bien du monde. On découvrit comme aux précéden-tes des gens qui s’aidoient à infecter la Ville, & qui avoient
appris
r M. Spon ne disant rien de ce qui sepalla pendant les années 1568. , 1 $69. Sc7 570., on fupléera en peu de niots quel-ques faits, qui méritent d’avoir placedans cette Histoire. Depuis que les Editsqui regardoient le Gouvernement de l’E-tat, eurent été aprouvez l’an 1 543., partous les Conseils , on avoir remarquéqtùl y avoir certains Articles qu’il con-venois de changer, & quelques nouveauxReglemens à ajouter aux anciens. L’Ex-périence du passé ayant austì fait sentirqu’il étoit nécessaire d’avoir un Corpsá' Edits Civils , qui servit de réglé dans lesJugemens des Procès Civils Sc Criminels,on vefolut d’y travailler. Comme lacompilation de ces Loix, demandoit unegrande étendue de connoistances dans laJurisprudence, on chargea de cet ouvra-ge Germain Colladon , qui étoit un trèshabile Jurisconsulte, Sc qui ayant quittéBourges en Berri, la patrie, pour la Re-ligion , s’éroit retiré à Geneve , où il a-voit été reçu Bourgeois en ,555. , Sc faitensuite Conseiller du Conseil des DeuxCent, Sc de celui des Soixante ; Quandil eut achevé cet Ouvrage, il fut lu Scaprouvé dans le Petit Sc dans le GrandConseil , Sc ensuite dans le Conseil Gé-néral , où la lecture en fut faite d’unboux à l’autre, le a?. Janvier 1568. Ces
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Edits y reçurent approbation , Sc forcede Loi à tous les Articles, soit Civils,soit Politiques. Ce Corps de Loix a étefimprimé en 1707.
Geneve étant, depuis que le Duc dcSavoye étoit rentré en possession des Bail-liages voisins , environnée de tous cotezdes Etats de ce Prince, il impôt toit beau-coup à cette Ville , de lavoir fur quelpied elle Sc ses Habitans seroient delor-mais avec lui. Les Bernois en sentirentla nécessité , Sc s'entreinirenr dans cetteaffaire, qui fut négociée pendant Tannée1569. , devant six Arbitres pris d'entreles Seigneurs de Berne. Ces Arbitrespropolérent divers Accommodemens auxParties, lesquels ne leur ayant pas agréé;ils prirent enfin le parti de projetter uneMode de vivre, qui devoir durer pendantun certain tems, entre le Duc de SavoyeSc la Ville de Geneve , à Tabri duquelcette Ville , cn demeurant dans l’état oùelle étoit alors, put vivre en paix avecce Prince , Sc les Sujets de part Sc d’au-tre commercer librement ensemble. LesEnvoyez de Savoye Sc dc Geneve pri-rent ce projet à raporter, Sc il ne futaccepté de part Sc d’aurre , qu’att moisde Juillet de Tan 1570. qu’il fut concludans toutes les formes : La durée de ceTraité etoit pour vingt-trois ans.
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