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Tome premier.
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Le Duc averti de ce Siégé avoit chargé Sonas, Couver- ijgg»neur de Remilly daller en diligence secourir la Place. II par-tit avec huit Compagnies de Cavalerie & neuf dìnfante-rie : mais ayant appris fa reddition, il vint fe présenter de-vant Bonne d , après avoir rétabli le Pont de Buringe. II n’yavoit dans cette Ville que nonante Soldats & quelques Paï-íàns envoyez pour I« Fortifications, avec le Capitaine Bois,qui y commandoit. Sonas voyant qu’on fe piéparoit à le re-cevoir, alla chercher fortune ailleurs.

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d Des que les Genevois se surent ren-dus maîtres de Bonne , ils y établirentun Gouverneur, qui fut Jean Aubert Con-seiller , Sc y mirent une Garnison de cent& trente Hommes.

Pendant que çes choses se pasToient, leSr. de Sand , attendu depuis fi long-tems, arriva enfin à Geneve. Il eut au-dience du Conseil le 10. Avril, dans la-quelle il représenta ; Que comme il avoitcté l'un de ceux dont lé Roi s’étoit ser-vi , pour faire en son nom le Traité quiregardoit la conservation de Geneve enTannée i s?^. » ce Prince avoit souhaitéqu’il nchevat ce qu'il avoit commencé, Scqu’il fit sentir à cette Ville, par les effets,les avantages quelle en pouvoit tirer.»Qu’il avoit négocié avec quelques unsdes Cantons, touchant la Guerre que SaMajesté étoit dans le dessein de faire auDuc de Savoye, pour tirer raison de l’u-liirpation que ce Prince avoit faite, desTerres apartenantes à la Couronne ; deforte qu’il ne s’agiffoit plus que de conve-nir des moyens de faire échouer tousses desseins. Qu’il n’y en avoit point deplus fur, que de reculer ses limites, cequi étendroit en même tems celles deGeneve, en les soutenant d une si bon-ne barrière , que cette Ville n’eut plusrien à craindre. Que le Roi, cependant,vouloir faire plus que cela , Sc faire partà la République des Conquêtes qui feferoient fur l’Ennemi ; Sc que si elle su-portoit une partie des fraix qu’il faudroitfaire , ce ne seroit qu’une avance dontSa Majesté la rembourseroit. Que lesSeigneurs de Berne lui avoient prêté cent

mille Ecus , fous la promesse que le ca-pital Ieun seroit rendu , Sc que le Bail-liage de Gex , Sc le Chablais leur rcôe-roienr pour les fraix de la Guerre. En-fin , que si les Seigneurs de Geneve vou-loient aussi entrer en négociation aveclui, il en useroit d’une maniéré, qu’ilsauroient lieu d’être contens. On remer-cia le Sr. de Sancl de ces offres, Sc onnomma des Commissaires pour rédigerpar écrit ce dont on étoit convenu aveclui, à son premier passage par Geneve.Varro Sindic , Chabrey Le Rofet anciens-Sindics, conférèrent avec lui , pendantquelques jours fur ce sujet, après quoi leConseil Ordinaire, auquel les Commis,faires firent leur raport, le 19. Avril, duprojet de Traité qu’ils avoient fait, l'a-prouva dans tous ses articles , qui por-toient; «Que pour dédommager en qucl-«que maniéré la République de Geneve,«des pertes qu elle avoit (òuffertes depuis«long - tems, Sc des hostilité? que lui«avoit faites le Duc de Savoye , Sc en«reconnoiffance des services qu’elle avoit«rendus, Sc qu’elle rendoit tous les jours«à la Couronne de France , dans la G*er-«re qui sc faiseur actuellement, Sc qui«seroit continuée au nom Sc aux dépens«du Roi, le Sr. de Sand, suivant le pou-rvoir qu’il en avoit de Sa Majesté, con-«jointement Sc séparément avec M. de« Sllleri , Ambassadeur Ordinaire en Suis-«se , lui remettoit Sc abandonnoit en«toute propriété , le Bailliage de Ternitr«Sc Gaillard, avec ses appartenances, Se«la Souveraineté de St. Victor Sc Chapitre ;jjLes Mandeinejis de Curftle, le W'ache