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mais étant mal placée & mal servie, elle ne 6 c pas grand flf- 1589.set. Ceux de la Cluse avoient posté des Mousquetaires furla Montagne, pour empêcher les approches du Fort. Guitryfit un détachement commandé par le Sieur de Villeneuve,pour les en aller débusquer. II les poussa d’abord vigoureu-sement. II y en eut plulïeurs de tuez à coups de Mousquet& d’autres précipitez de la Roche en bas. De là il descen-dit de l’autre côté de la Montagne, & s’alla fortifier au Villa-ge de Longerray > fur le chemin de Lion , asin de mettre enpeu de tems les assiégez à la raison : mais outre qu’on ne luienvoya aucun renfort, la plupart de ses Soldats harassez, ícretirèrent à la file, & il ne lui resta pas plus de cent hom-mes , qui étant chargez par Sonas, à la tête d’un Parti detrois gens Maîtres, furent contrains de se retirer.
Du côté de deçà, où étoit le plus fort des Aslîegeans, lesBernois & les Genevois tentèrent de prendre le Fort par as-saut , y allant tête baissée, quoi-qiul n’y eût point de brè-che considérable. Les derniers y perdirent de bons soldats,
& entr’autres le Baron de S. Lagicr, qui fut fort regretté poursa valeur Sc pour fa pieté. Les Bernois y perdirent auísi deleurs Capitaines, & ce lut un bonheur qu’une telle brusque-rie ne leur enlevât toute la fleur de leur Milice f .
V u z Sancy
avoit déja fait avancer, dès le jour dela reddition de Gex, c’est-à-dire, dès le9 . Avril , les Troupes de Geneve , qu’ilcommandoit, jusqu’à Toìri , Village duPais de Gex , qui est à près de deuxlieues du Fort de la Cluse. Le lendemainde la résolution entierement arrêtée defaire le Siégé de certe Place , il prit lechemin de Colonges, situé à un quart delíeuë du Fort. Le reste des Compagniesde Geneve, étant ensuite arrivé au mê-me lieu, où se rendirent ausfi huit censhommes, que Sanci avoit amenez aveclui, six cens hommes qui avoient étélevez dans le Canton de Baie, Sc lesCompagnies de Berne, commandées pard ’Er/acb ; toutes ces Troupes formèrentun. Camp, où l’on amena de Geneve, un
Canon & une Coulevrine pour battre leFort, outre les deux Coulevrines Sc tosdeux demi Canons qui avoient- étc de-vant Gex.
f Ces mauvais succès firent juger àGultri, qu’il auroit beaucoup de peine àse rendre maitre de la Cluse, en n’atta-quajit ce Fort que du Côté du Pais deGex : ll crut qu« pour en venir à bout,il saudroit battre la Place dès le Wache,hauteur de l’autre côté du Rhône, Sc il é-crivit à ce sujet là pensée à Sanci qui étoità Geneve, Sc au Conseil de Guerre; prianteu même tems , qu’ón lui envoyât desBarreaux, pour faire paííèr le Canon aiiadelà de la Riviere, afin de le placer dansl’endroit qu’il se proposoir, d’où il scroitua beaucoup plus grand ester, pareeque
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