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empêchoient ceux qui les portcroicnt de mourir de mort vio-lente.
11 étoit une heure après minuit lors qu’ils commencèrent àmonter, le douze de Decembre , selon le vieux Calendrier, &le vingt deux. selon le nouveau, tout le monde étant dans unprofond sommeil & dans un grand silence, jusques là mêmeque Sonas , d’Attignac , & autres au nombre de huit, quiétoient entrez les premiers, setoient glissez dans la Ville parla Tartastè, qui est une Porte de dedans qu’on laissoit tou-jours ouverte, s’étoient promenez dans les rues deux à deuxpour voir si le Peuple étoit bien endormi, & si ce grand si-lence n’étoit point quelque feinte amorce, pour leur jouerquelque mauvais tour. Rien ne bougeoit, & cependant lereste montoit à la file.
Le Duc averti que les plus assurez étoient entrez fans résis-tance, dépêcha aux Espagnols & Napolitains pour Rapprocherpromptement, & envoya des Courriers de tous cotez, pourporter la nouvelle de l’heurcux commencement de l’Escalade,ce qui sit répandre le bruit de sa prise en Savoye, en Pié-mont , & en Dauphiné. II avoit assez de raison de s’en croiremaître, y étant dé j a entré deux cens des plus résolus. Les unsse tenoient couchez sur le ventre sous les arbres du Parapet,les autres se serroient le long des maisons de la Corraterie,attendant qu’ils fussent plus forts : car Brunaulieu & les au-tres principaux n’étoient pas en dessein de faire effort dans laVille, avant les quatre heures du matin, tant pour donnerplus de loisir à leurs gens de monter , & à l’Arrieregarded’approcher, que pour avoir moins d’obscurité dans un ex-ploit de cette conséquence. Mais avant ce tems-là fur les deuxheures & demie, un Soldat qui faisoit sentinelle à la Tour dela Monnoye, ayant oui quelque bruit dans le Fossé, appelleson Corporal, pour voir ce que ce pouvoit être. Le Corpo-ral y envoye un Soldat, qui sort du Corps-de-Garde avec uneLanterne & son Arquebuze , & va monter fur le Parapet,où il apperçût quelques hommes armez venir à lui, auxquels
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ii. De-cembre