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blique des Armes, des Munitions & des Soldats. On lui en i <5accorda, & plusieurs de la Ville lui allèrent offrir leurs ser-vices. II obtint méme contre.le Traité de S. Julien, qu’ilpourroit loger ses Troupes tout le long du Rhône, & peus'en fallut, qu’il ne tirât de la Ville les meilleurs Soldats &la meilleure Artillerie f . Le Prince Major & le Duc de Ne-mours se rencontrèrent, & se battirent à la Vallée de Chci-sery, n’y ayant qu’un ruisseau entre les deux Armées. Ceuxde Gcx, impatiens de savoir levenement de ce combat, al-lèrent au bas de la montagne des Larges, d’où ils entendoientparler les uns & les autres, & tirer force mousquetades; maisfís ne voyoient tomber personne par terre : Ce qui sit croire
P p p à
par Philippe de Savoye, qui avoir étcEvcque de Geueve » 5c qui relîgna cet- Evêché en 1510 . *.
O 11 faifoit des levées considérables deTroupes en Franche-Comté pour les Es-pagnols , qui soutenoient le Duc de Ne-mours. Au mois de Juillet 1616 . leMarquis de Lans s’empara du Pont deGrczin , pour qpipêcher ces Troupes depénétrer dans les Etats de Savoye, com-me elles fe propoíoient de le faire, pourfavoriser les desseins de ce Duc. Le mêmeMarquis mit aussi de son côté, du mondesur pied : Il écrivit à ce sujet aux Seigneursde Geueve , 5c leur envoya un Exprès,pour les informer de ce qui le passoir,5c les prier de ne point prendre ombra-ge des Troupes dont la Savoye étoitremplie : II écrivit dans le même sens,aux Seigneurs de Berne. Quelques joursaprès, le Comte de Viri vint à Geueve,par son ordre , pour représenter aux Sei-gneurs de cette Ville, qu’étant à crain-dre , que l’Armée du Duc de Nemoursne se jettât dans le Bailliage de Ternier,Mr. le Marquis de Lans croyoit que pourprévenir cela , il devoir mettre quelquemonde à la Perriere, au Chatelard , 5cau Château du Bois , qu’il savoir bienque ces endroits là, étant plus ptès deGeueve que de quatre lieues, c’étoit con-trevenir au Traite de St, Julien , de lç
faire : mais qu’il les prioit de ne le pastrouver mauvais, vu la nécessité ou ilétoit d’en user ainsi, 5c l’interêt qu’ils yavoient pour la conservation de leurs Ter-res , enclavées dans ce Bailliage, qu’il lesprioit aussi de raccommoder de quelquequantité de Mèches 5c de Plomb , enpayant, Sc de lui permettre d’acheter desArmes chez les Marchands de la Ville.Les Conseils ayant délibéré lúr ces de-mandes , les accordèrent, ayant trouvéque, d’un côté, l’on pourvoyois à la fu-reté du Territoire en faisant plaisir au Ducde Savoye, 5c de l’atitre , que le Marquisde Lans , par la démarche qu’il avoirfaite , agissoit conformément au Traitede St. Julien, puis-qu’il reconnoissoitque ce Traité ne permettoit pas de pou-voir mettre des Garnisons dans les en-droits où il fe proposoit ; de forte qu’onrépondit au Comte de Viri > que puis-que le Marquis de Lans alléguois une né-cessité indispensable, 5c le propre intérêtdes Seigneurs de Geueve, ils y consen-toient, pourvu que ce fut fans préjudice duTraité, 5c fans conséquence pour l’avenir.
f Le Marquis de Lans avoir aussi faitdemander cent Mousquetaires, pour en-voyer au Pont de Grezin , afin d empê-cher le passitge des Troupes du Duc deNemours , 5c fait prier la République delui prêter deux demi Canons, pour dé-