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Tome premier.
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484
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1619 -

484 Histoire de Geneve

La République envoya ensuite en Hollande Jean Diodati& Théodore Tronchin Profclseurs en Théologie h 3 ses Dépu-tez au Synode de Dordrecht, que les Etats avoient convoqué,y ayant appelle les Docteurs d’Angleterre, d’Allemagne , &des Païs - Bas, contre les Arminiens. A leur départ ils furentrégalez par les Etats d une Médaillé de prix chacun. 1

h La Compagnie des Pasteurs ôc desProfesseurs, ayant reçu au mois de Sep-tembre de l'an 6i8- . une Lettre des Sei-gneurs Etats Généraux des Provinces Uniesdes Païs-Eas, par laquelle elle étoit in-vitée d’envoycr deux Membres de sonCorps au Synode National , qui devoirêtre alsemblé par leur ordre a Dordrechtle t cr . Novembre de la même année;Elle en fit part au Magistrat, qui accep-ta avec plaisir cette invitation. 11 aprou-va austi la nomination que la Compa-gnie fit des deux Professeurs Diodati 5cTronchin, de même que les Instructionsqui leur furent données : Ils pafTcrent parHeidelberg, où ils eurent shonneur devoir l’Eiecteur Palatin , qui leur fit beau-coup de caresses. Etant arrivez à laHaye, ils présentèrent à Messieurs lesEtats Généraux Sc au Prince d'Orange,les Lettres que la République leur écri-voit. De là ils vinrent à Dordrecht, oùtous les Députez étant arrivez, l’ouver-ture du Synode se fit : Ils y furent con-duits par deux Ministres de la Provincede Frise ; & reçus à l'entrée par les Dé-putez des Etats Généraux , qui leur as-signèrent leurs places, après les Députezdes Eglises de Suisse, Sc avant ceux deBrême 5c d’Embden. Outre une Médail-lé d’or qui représentoit la Séance du Syno-de, dont ils furent régalez l’un 5c l'ati-tre à leur départ, Messieurs le* Etats Gé-néraux leur firent un présent de quinzecens livres pour eux deux. Ils furentoutre cela défrayez de toute leur dépen-se. Avant que de partir de Hollande ,ils allèrent à la Haye, où il eurent Audien-ce de Messieurs les Etats qu’ils remercièrentde l’honneur qu’ils avoient fait à l’Eglise deGeneve , de í’inviter à une Assemblée siconsidérable.

‘ Le Mariage de Victor Amé Princede Piémont avec Christine de France,

Le

soeur du Roi Louis XIII. , avant été né-gocié 5c conclu fur la fin de i6:z., lePrince alla en France au commencementde l’année suivante, pour l'accomplir.jínjorrant , qui étoit alors Député de laRépublique auprès du Roi, complimen-ta de la part de ses Supérieurs, le Prin-ce 5c la Princesse son Epouse fur leurmariage. Quelque tems après étant ar-rivez à Chamberi , on leur envoya leSindic De Châteauneuf, 5c les AnciensSindics Sarafin 5c Savion pour leur fai-re compliment fur le même sujet. Ilsfurent fort bien reçus, 5c du Prince 5cde la Princesse, 5c régalez par leur ordrede rafraichissemens.

Les Marchands de. <jençya_étoi.epj quel-quefois molestez parles Commis àla Doua-ne de Suse, qui leur faifoient payer des jdroixá^ous.kiW/Jr.chandises qu'ils sâisoient jpasser,jpjyjtçtçç Ville lq, quoì-qu’ïïs fussent îexempts de tous péages , par le Traité de |St. Julien: Sur les plaintes que LouisTrem- *bley, qui fut depuis Conseiller d’Etat, enporta à Son Altesse de Savoye , ce Princeordonna le 21. Decembre 1617. qu'en con-formité de ce Traité , on ne leur fit rienpayer. Quelque tems après les Commis fà la Douane ayant fait les mêmes difsicul- ftez 5c arrêté des Marchandises qui appar- :•tenoient à des Genevois, parce qu’ils n’a- |. voient pas. voulu parer le Péage de Suse, ít Savion Ancien SiAdic fut envoyé à Turin \^ à ce sujet , ejvi’jjuiée ,619., 5c obtintféf du Duc de Savoye quê cès'Mdr'chandiles |* feroient relâchées franches de toutes da- S3 ces 5c péages.

k > Les troubles qu’il y avoir en Franceayant été pacifiez en l’année 1620., lesSeigneurs de Geneve écrivirent au Roipour l’en féliciter. Anjorrant leur Dépu-té , qui fuivoit la Cour . eut aussi l'hon.r.eur de complimenter Sa Majesté sur lemême sujet.

k Pan-