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Tome premier.
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_ z24 Histoire de Gekeve.

1638. fait un assez long séjour quelques années auparavant,* & cefut lui qui y fît taire le Jeu de Mail en Piein-Palais. Son

• fils

qualifiées de la Ville, lui allèrent au-de-vant à cheval juiqu’a la frontière, du cô-té de Suilse ; Quatre Compagnies de laBourgeoisie surent mites fous les armes ;On tira le Canon de St. Gervais, & ducôté du Lac, lors qu’il entra dans la Vil-le , Sc ceux des Magistrats qui n’étoientpas allez à fa rencontre, le furent attendredans la maison où il devoir descendre, oùils le complimentèrent, le premier Sindicétant à leur tête. Le Duc de Ruban ne res-ta cette fois dans Geneve qu’environ unmois, en étant parti le 10. Juin, Pendantle séjour qu’il y fit, il eut divers entre-tiens avec les principaux du Conseil , surce qui pouvoit intéresser la République ,fie en particulier sur ce qui regardoit lesBonifications, dont il fit la visite, Scdonna son avis fur ce qu’il y avoir à fai-re , pour les mettre en bon état ; LeComte de Goesbriant Sc quelques autresSeigneurs de la premiere distinction ,étoient avec le Duc de Rohan : Commeil avoir ordre de la Cour de faire alleren Piémont, les Troupes qu’il avoir com-mandées dans les Grisons, S. M. étant alorsd’intelligence avec S. A. R. de Savoye,contre les Espagnols, il demanda le passa-ge pour une partie de ces Troupes par Ge-neve, lequel lui ayant été accordé, pour-vu qu’il se ,fit à la file, Compagnie aprèsCompagnie , selon ce qui est porté par leTraité de Soleurre , elles y passèrent eneffet le i f . Sc le z". Juin, étant entréespar la Porte de Cornevin, Sc sorties parla Porte Neuve Sc le Pont d’Arve, lesrués ayant été bordées pendant leur pas-sage , dune porte à la titre , par quatreCompagnies Bourgeoises fous les armes,Sc celles de la Garnison qui n’étoient pasde garde; On accorda meme au Duc de'Rohan en payant, des munitions de guer-re pour ses Troupes. On fit à ce Sei-gneur à son départ, les mêmes honneursqu’on lui avoir faits à son entrée dansGeneve.

Ce qui se paffa à cette occasion, Scdont le Roi fut informé > agréa sort àSa Majesté, ce que T Ambassadeur de

France en Suisse fit savoir à Meilleursde Geneve, On n’a pû découvrir où al-la le Duc de Rohan, après qu’il fut partide cette Ville : Ce qu’il y a de certain,c’est qu’il ne s’écarta pas de la Suisse, Scqu’au mois de Septembre de Tannée 1637.,il étoit de retour à Geneve, où il de-meura jufqu’au 13 e . de Janvier de Tan-née suivante, qu’il quitta cette Ville, surTordre qu’il -eut du Roi son Maître, dese rendre à Venise : II íouhaita avantson départ de prendre congé du Conseil,Ami Favre Sindic, Galiatin Sc GodtsrojAnciens Sindks , le conduisirent à TAu-dience ; où étant assis auprès du premierSindic, il dit; Qu’il avoit reçu tant d’hon-ncurs Sc de marques de bienveillance duConseil, pendant son séjour dans Geneve,qu’étant fur son départ, pour aller oùfa vocation l’apclloit, il n'avoir pas vou-lu manquer d’en témoigner fa reconnoif-íance, tant envers le Public, qu’à Tégarddes particuliers, étant disposé à rendre àla République, ses services , avec autantd’affestion qu’aucun des ses Citoyens ;Qu’ayant sçû combien la Ville de Gene-ve étoit atachée à la véritable Religion,il avoit souhaité de la voir, Sc qu’ilavoit été très confirmé dans l’idée qu’ilen avoit, par le séjour qu’il y avoit sait,qu’ausfi il conlervoit pour cette Ville unefi grande affection, qu’il étoit prêt à ex-poser sa vie , pour fa défense. Le Pre-mier Sindic répondit à ce compliment af-fectueux , d une maniéré convenable. Ilfut reconduit, comme il avoit été menéà l’Audience ; Sc pour répondre à fa civi-lité, le Conseil en corps alla en son lo-gis , lui souhaiter un heureux voyage ScI’acompagna même jufqu’au Port. Quatredes principaux Magistrats, furent avec luijusqu'à Copet, fur le Bâtiment qu’onavoit sait preparer pour le conduire ; LeDuc de Rohan obtint du Roi, qu’avantque d’aller à Venise , où il ne pouvoitpas se rendre alors commodément, il pûtaller joindre le Duc Bernard de Saxe Wei-mar, dont l’Armée étoit occupée à s’em-parer des Villes forestières apartenantes

à la