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Tome premier.
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_520 H i s f o i r e v r Geneve.

ió<5í. près de même nature que celles de Chapitre, (celles-ci ayantappartenu aux Chanoines de Saint Pierre, & les autres auPrieur de Saint Victor) mais par le Traité de Lion de Tanióoi. le Roi en rendant au Duc toute la Savoye qu’il luiavoit prise , se réserva tous les Ports du Rhône depuisGeneve jusqu’à Lion, & ainsi la Souveraineté de Chansy &Avoully, qui sont des Ports, appartient au Roi, quoi qu’ilssoient situez du côté de Savoye. Ceux de Geneve qui étoientbien avec Henri IV. se prévalurent de l’occaíìon, & lui re-présentèrent qu’ils posledoient déja ces Villages, & qu’ainíì-cette Souveraineté lui étoit de peu de considération, & nelui étoit d’aucun revenu. Le Roi voulant les gratifier la leurdonna, & leur en expédia les Lettres, mais le mal est quel-les n'ont pas été vérifiées au Parlement. Cependant depuis•ce tems-là, ils ont fait tous les actes de Souverains en cesdeux Villages, & même en 1675. ils firent exécuter à mortnn malfaiteur à Chansy. Je spécifié ceci nonseulement pour1 ’intelligence de l’affaire avec l’Evêque, mais aussi pour unautre affaire qui est encore à présent devant le Roi, & dontje parlerai en son lieu. Pour revenir à lan 1661. on dépu-ta promptement à Paris Jean Lullin c , mais avant qu’il y fût,

l’Evê-

1 Mr. Lullin Sindic en Tannce 1667.avoit été député au Roi , au sujet dela naissance du Dauphin de France : Ileut Thonneur de complimenter Leurs Ma-jestez, & ensuite le Dauphin nouvelle-ment né , & après s’ëtre aquitté à cetteoccasion de toutes les civilisez qu’il de-voit aux personnes de distinction de laCour, & reçu une Médaillé & une Chaî-ne d’or , dont le Roi voulut Thonorer,il partit de Paris le 9. Fevrier 1661. Uavoit déja fait une journée de chemin,pour revenir à Geneve , lors-qu’il reçutordre de retourner à la Cour , pour ynégocier quelques affaires que les Sei-gneurs de Geneve y avoient , desquellesla plus importante est celle dont M. Sponparle ici. L’Evéque s’étoit aussi pourvuau Roi au nom de son Chapitre, à ce

qu’il plût à Sa Majesté de faire mettreles Chanoines en possession des dixmes& autres biens Ecclésiastiques, situez dan*le Bailliage de Gex & qui étoient tenuspar la Ville de Geneve. 11 n’est point vraique TEvêque eut obtenu aucun Arrêt nifur Tun ni fur l’autre de ces chefs, le Rois’étant réservé d’entendre les Seigneursde cette Ville. Ce Prélat alla à Paris sol-liciter ses demandes. Le Sr. Lullin deson coté se pourvût à Sa Majesté , pourla prier d’imposer silence à TEvêque &aux Chanoines, comme avoient fait ensemblables occasions les Rois ses Prédé-cesseurs. Cette affaire portée au Conseild’Etat, il y eut Arrêt du 10. Août i66z.par lequel il étoit dit, que l’Evêque âcîes Chanoines d un côté , & Messieurs deGeneve de l’autre produiroient Sc rap-porte-