*22 Histoire de Geneve s
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1664 . P2lla entre deux files de Bourgeois en Armes, depuis la por-te de son logis, jusqu a la Porte-Ncuve, hors de laquelle iltrouva six Compagnies de la Garnilon qui raccompagnèrentjusquau Pont d’Arve. Dès qu’il fut dans Plain-Palais, il futsalué de tout le Canon de la Ville ; il fut encore accompagnédemi - lieue au - delà du Pont d’Arve, par une Compagniede Cavalerie, après quoi quatre Députez de la Seigneurielui firent compliment & prirent congé de lui : il témoigna d'ê-tre fort satisfait de cet accueil.
1667. Quoi qu’il n’y ait eu aucun acte d’hostilité l’an 1667. en-tre la Savoye & Geneve, cependant comme le diffèrent qu’il I» y eut est assez considérable pour être particularisé ’ dans l’His-toire, noâs rapporterons ici ce qui se passa.
Après que les Officiers de Savoye eurent long tems inquié-té ceux de Geneve par divers moyens, qui témoignoientque l’on avoit envie de rompre; & que le Duc même eutsouvent fait entendre, qu’il ne se croyoit plus obligé à ob-server le Traité de S. Julien, parce, disoit-il, qu’il avoitété rompu en plusieurs points de part'& d’autre ; il fit pas-ser en Savoye au Printems de l’an 1667. cinq à six mille hom-mes, tant de .pied que de cheval x , commandez par le Mar-quis de Pianezze, qui furent logez tout autour de Geneve,mais pourtant à 5. ou 6. lieues de distance, selon qu’il estporté par le Traité de S. Julien, c’est-à-dire, à Annecy, àRumilly, à Salanche, à Cluse , à Thonon, à Evian, & ail-leurs , & ils y demeurèrent jusquau mois de Decembre sui-vant. L’Escadron de Savoye composé de. 500. Gentilshom-mes fut commandé, & en état de monter à cheval au pre-mier commandement; toutes les Milices aussi furent entoilées& prêtes à marcher au premier ordre, & parce que la plu-part n’avoient point d’armes, on fit venir au Païs grandequantité de Mousquets, Piques, Epées, Poudres, Mèches, &
autres
* II seroit difficile de marquer préci- y a de certain, c’est qu’on prit pour pré-sentent la cause du mouvement des Trou- texte, l’alïaire que M. Spon raconte ri-pes, qui arrivèrent en Savoye. Ce qu'il dessous, pag. 5^7.
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