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fit sur le Lac; on arma la grande Galere de sélite de la jeunes- 1671»se de la Ville ; M. le Prince y monta accompagné dune par-tie du Conseil. On eût tout le matin le plaisir de la chasse& de la pêche, après quoi on mit pied à terre à Sécheronau Château Roset, pour aller manger les grosses Truites qu’onavoit prises; l'on y trouva un magnifique dîner où le Princefut servi par de jeunes gens de qualité de la Ville , & les Sei-gneurs du Conseil par les Gentilshommes du Prince. On conti-nua ensuite la promenade sur le Lac, les canonnades de la Gale-re répondoicnt de tems en tems aux Tambours & aux Trompet-tes marines , qui étoient dans 30. petits Batteaux qui l’envi-ronnoient, & on ne songeoir qu’à sc bien divertir, lors qu’onvit paroitre une Pregate armée de 50. Mores portant le Pa-villon d’Alger. Tout le monde alors se prépara au combat,on se canonna vigoureusement de part & d'autre, on vint àsabordage, mais à la fin les Corsaires furent vaincus com-me de raison, & leur Capitaine vint complimenter le PrinceTur sa valeur. Enfin, on prit le chemin de la Ville â feu-trée de la nuit, mais on retarda la nuit quelque tems par lefeu continuel des Canons de toutes les Batteries de la Ville,de ceux de la Galere, & de quantité de Boettes qu’on avoitdisposées le long du Port. Quelques semaines après, le Prin-ce fut attaqué de la petite vérole, dont il fut dangereusementmalade, l'on fît des prières dans tous les Temples pour fasanté, après le retour de laquelle, il partit pour Grenoble,fort satisfait de Geneve. Les Bourgeois & la Garnison se mi-rent fous les armes, pour lui faire honneur, le Conseil raccom-pagna, & les Canons ne fe tûrent pas dans cette occasion.
II n’y a pas encore plus de six ans qu’on découvrit une 167).'entreprise fur Geneve, dont peu de monde est informé. LanI673. le jour de la Cene de Septembre, le premier Syndictrouva chez lui à son retour du Prêche une Lettre, qu’uninconnu y avoit apportée en son absence , qui portoit quemoyenant une récompense proportionnée, il donneroit un avisde la derniere importance, & d’où dépendoic le salut de la
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