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Le vingtième siècle / texte et dessins par A. Robida
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Le Vingtième Siècle.

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considérablement en hauteur. Dix ou douze étages à chaque maison nesuffisant plus, il fallait prendre de plus en plus sur le ciel.

Des spéculateurs hardis ont acheté l’Arc de triomphe et le Palaisconstruit au dernier siècle sur les hauteurs du Trocadéro ; un tablier defer colossal, soutenu de distance en distance par des piliers de fer portantsur des cubes de maçonnerie, a été jeté du sommet de l’Arc de triompheaux deux tours du Trocadéro, par-dessus tout un quartier. — La place del’Etoile, couverte entièrement, a été convertie en jardin d’hiver. Au-des-sus, c’est-à-dire directement sur l’Arc des batailles, un immense palaiss’est élevé, portant à des hauteurs inusitées ses pavillons et ses tours.

Ce palais est un grand hôtel international; il contient dix mille cham-bres ou apj>artements, réunissant l’élégance parisienne au confortable commeon l’entend dans les cinq parties du monde. L ''hôtel international symboli-sant, pour ainsi dire, l’union des «peuples, les architectes, pour rester dansla donnée, ont voulu tenter l’union des styles. Extérieurement et intérieu-rement, l’hôtel international réunit dans un ensemble grandiose et harmo-nieux, les architectures de tous les peuples : l’édifice central est européen,l’aile gauche, asiatique et américaine, l’aile droite, africaine et océanienne.Des annexes, des pavillons, des kiosques servent de traits d’union pourpasser des styles généraux aux styles intermédiaires on particuliers. Decette façon, les voyageurs retrouvent, en arrivant, les lignes de leur archi-tecture nationale et ne sortent pour ainsi direpas de leurs habitudes. Inutile de dire que lacuisine, comme tout le reste, est internationale ;des touristes esquimaux trouveraient au besoindu lait de renne et des plats à l’huile de foie demorue.

De l’Arc de triomphe au Trocadéro court,sur des piliers, un superbe jardin suspendu, unparc aérien réservé aux voyageurs de l’hôtel etaux habitants de l’édifice encore plus aérien quenous allons décrire; car les architectes ne se sont

La fin des robes

pas contentés de la construction du gigantesque longues,

hôtel qui, jusqu’aux premières nuées, porte des

coupoles et des tours. Ils ont voulu faire, en grand, de l’habitation aérienneet ils ont admirablement réussi.

Quand on ne trouve plus de terrain pour construire, il reste le pays

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