Le Vingtième Siècle.
137
^votez ceci, quand- un criminel prend du ventre, c’est que la régénérationcommence ! Quand mes pensionnaires prennent de l’embonpoint, je suistranquille sur leur santé physique et morale... . .. ,
— En résumé, ils sont très bien ici !
— C’est au point.qu’ils ne veulent pas s’en aller quand ils ont fini leurtemps... je suis obligé de les mettre à la porte, cela me fend le cœur, maisj’y suis forcé pour faire de la place à d’autres ! Et ils m’adorent, mes pen-sionnaires ! ils-m’adorent !
m
V (ir-~
JS
■M
’ZS}'
r
m
\ vA ^ r i viK <^3'' ûb
1/ INFORTUNE JUPILLE SUBISSANT SA PEINE.
Le vénérable philanthrope fut interrompu en ce moment par le retour( tu concierge.
« J’ai trouvé M. Jupille, dit le concierge; il est à son jardin, et ill'rie ces daines de lui faire l’honneur de pousser jusque-là...
— Certainement., répondit M lle Malicorne.
— Je vous accompagne, lit le directeur. — M. Jupille est un nouveau,j besoin de l’étudier... »
Le vénérable philanthrope offrit son bras à M Uo Malicprne et se.dirigea,suivi d’Hélène et du concierge, vers le jardin de Jupille. Sur son passage^ es pensionnaires occupés à différents .jeux s’arrêtèrent et saluèrent poli-üïent les visiteurs. Un jeune homme de mauvaise mine s’approcha d’Hé-^ne et lui demanda des allumettes; Hélène s’aperçut très bien que cet
18