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Le vingtième siècle / texte et dessins par A. Robida
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Le Vingtième Siècle.

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parents et les amis des passagers se dépêchaient de les embrasser une der-nière fois et regagnaient leurs véhicules.

Hélène retrouva son aéroeab amarré aux bastingages de tribord; elles’éloigna un peu et donna ensuite l’ordre an mécanicien de louvoyer dou-cement au-dessus des docks pour assister au départ.

Peu à peu toute l’escadrille d’aérocabs s’était détachée des flancs duTissakdier pour se ranger à une centaine de mètres; l’aéronef de la poste,apportant les lettres et les petits colis pour l’Amérique du Sud , s’éloignaitaussi. La cloche sonnait toujours. Tous les passagers du transatlantiqueétaient sur le pont, accrochés aux bastingages, suspendus aux échelles,nu debout dans les petites nacelles amarrées aux palans et sur la passerelledes officiers.

La cloche s’arrêta tout à coup. Un coup de trompette électrique, stri-dent et prolongé, déchira l’air. C’était le signal. L’énorme masse dutransatlantique s’ébranla, les machines électriques venaient de donner lapremière secousse au propulseur. Tous les mouchoirs s’agitèrent, une accla-mation prolongée partit de toutes les poitrines.

(( Au revoir ! au revoir ! Bon voyage ! »

Le Tissakdteu monta d’un bond rapide jusqu’aux premiers images et'ira de bord pour mettre le cap vers le Sud. On ne le vit plus que par ledessous de sa nef et bientôt il disparut dans les profondeurs de l’azur.

Hélène ne resta point parmi les flâneurs qui stationnaient au-dessusdes docks pour voir partir les deux autres transatlantiques. Pressée derentrer pour prier M me Ponto de l'accompagner à la séance académique,elle donna le signal du départ.