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Le vingtième siècle / texte et dessins par A. Robida
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Le Vingtième Siècle,

— J’ai été interrompu... tout à l’heure... un oncle , nu oncle irascibleet insupportable...

— Ali ! fit Hélène, c’était la voix de monsieur votre oncle, vraiment.,il nous avait semblé que c’était une voix féminine...

— Non, c’était mon oncle... ne croyez pas un mot de ce qu’il a puvous dire... il a des absences...

— Parlez-lui alors, fit M. Ponto en poussant Montgiscard vers letéléphone, voyons, ne vous faites pas prier, ou bien vous nous feriezcroire...

— Mon cher oncle, dit Montgiscard en s’efforçant de déguiser sa voix,mon cher oncle...

— Ah! rugit le téléphone, c’est toi, Jules !... misérable, suborneur,don Juan, monstre !... Jules, mon petit Jules, tu ne m’aimes donc plus?...j’en mourrai ! !..

— Monsieur votre oncle me paraît bien affectueux, fit M. Ponto endissimulant une forte envie de rire. »

Montgiscard s’arracha quelques cheveux.

« Ah ! tu me trahis, poursuivit le téléphone, ah! tu m’abandonnes !...Eh bien, tu vas voir ! je vais demander au bureau central des téléphonesavec qui je suis en communication et je cours faire un esclandre.. -gare ! ! ! »

Montgiscard se leva précipitamment et, balbutiant quelques phrasesd’excuses confuses, il s’enfuit vers l’ascenseur pour regagner l’aérocab quil’avait amené.

« Pourvu que cette dame furieuse n’arrive pas ici, dit Hélène à sontuteur; je ne me soucie pas d’un nouveau duel...

— Je la recevrai si elle vient... allons, voilà un mariage manqué ! »