BARRICADE MOBILE BLINDEE ET CAPITONNEE
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Tocsin, générale et canon! — Où les Parisiens savourent les vivessensations d’une attaque de nuit.
Les nouveaux modèles de barricades sont appelés à faire leurs preuves.A bas le gouvernement!
Le 6 avril, à trois heures du matin, les troupes du gouvernement,Passées dans les Champs-Elysées , reprirent l’offensive. Les citoyens armésfiui gardaient les barricades du faubourg Saint-Honoré goûtèrent la vivesensation d’une surprise nocturne ; éveillés par le fracas des détonationsec latant dans la nuit, ils furent sur pied en un clin d’œil comme de vieuxtroupiers et coururent aux créneaux de leurs barricades. Sur chaque trottoirUl ie longue file noire s’avancait rasant les maisons; c’était l’ennemi !ce Feu ! cria le chef de la barricade et à bas le gouvernement ! »
Les petites barricades formant les avant-postes de l’insurrection nePouvaient résister longtemps ; leurs défenseurs tiraillaient plus ou moinslongtemps selon leur inspiration, puis se repliaient sur la barricade suivante.C’Otte attaque de nuit, pleine de saveur pour les combattants des barricadese t pour les voisins réveillés en sursaut, fut conduite avec rapidité et intelli-S e nce par de vieux officiers habitués à la guerre des rues. A six heures,trente-cinq barricades étaient tombées an pouvoir de l’armée; on avait