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Le vingtième siècle / texte et dessins par A. Robida
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Le Vingtième Siècle.

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— Prenez tout de suite l’altitude de 1,500 mètres, pour respirer l’airpur, et marchons à quart de vitesse pour n’arriver à Mancheville que verscinq heures. »

Le patron de Y Albatros, le porte-voix aux lèvres, communiqua lesordres au mécanicien de l’aéroclialet, et les deux bâtiments, larguant leursamarres, s’élevèrent de conserve au-dessus de l’hôtel Ponto, lentementd’abord, et bientôt plus rapidement.

B

A ÉROCIIALET POUR BAINS DE MER.

D’énormes cumulus qui mamelomiaient leurs masses blanches à sixcents mètres furent coupés par les aérostats. Au-dessus le ciel était pur,traversé seulement par des bandes de nuages courant dans la môme direc-tion que les ballons; un soleil splendide dorait les édifices dressés au-dessus de l’océan de pierre des rues parisiennes et faisait chatoyer lesboucles de la Seine, les méandres de l’Oise , les petits lacs et les menuesrivières circulant au milieu des plaines onduleuses de la banlieue.

Comme on respirait à 1,500 mètres au-dessus de la fournaise pari-sienne, avec cette bonne brise de S.-S.-E. qui réjouissait le patron deY Albatros, ce vieux loup de ciel! Quelle pureté dans l’atmosphère, quellefraîcheur délicieuse malgré le soleil !

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