Le Vingtième Siècle.
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nant par Pompéi , la ville romaine, entièrement reconstruite sur le modèleoriginal, et — ce qui était la grande attraction — repeuplée de Pompéienshabillés à l’antique, peuple, bourgeois, prêtres, soldats, gladiateurs, etc., etc.,tous travaillant et vivant absolument comme leurs prédécesseurs del’an 80. M. Ponto comptait beaucoup sur sa Nouvelle-Pompéi et il pensaitavec raison que le Parc européen n’aurait pas besoin de roulette pour attirerdes flots de touristes.
Hélène et Philippe, sans attendre les fêtes, repartirent après quel-ques jours de promenades. L 'Albatros prit le chemin des écoliers pourgagner Constantinople ; il mitle cap sur le nord-est, passaau-dessus de l’Adriatique , fîtune petite pointe jusqu’à Ve-nise , livrée aux restaurateursdu Parc européen, et assistaau lancement du nouveau Bu-centaure, sur lequel devaitmonter M. Ponto père, direc-teur du Parc, l’héritier desdoges et l’époux de l’Adria-tique , pour aller jeter l’anneaudes fiançailles aux vagues du
Bosniaques et Monténégrins.
En une seule journée,
l’aéro-yacbt gagna les rives du Danube . Les paysages et les populationsdu grand empire danubien qui va des rivages dalmates aux bords de lamer Noire intéressèrent vivement les passagers de VAlbatros. Par mal-heur, hélas! les costumes nationaux avaient disparu; on rencontrait desSerbes en chapeaux de soie, des Bosniaques en paletot, des Monténégrinshabillés comme des notaires parisiens , avec deux poignards et quatrepistolets seulement à la ceinture, comme dernier vestige du costume national.
Après un court séjour dans une petite ville d’eaux bulgare, pleined’étrangers de distinction, Danubiens, Turcs, Russes , VAlbatros, avantd’aller à Constantinople , fit une rapide excursion sur les côtes de la grandemer Moscovienne. Philippe connaissait bien ces parages; mais il tenait àfaire voir à sa jeune femme les résultats de la grande catastrophe de1920, le dernier cataclysme qui bouleversa notre vieille planète.
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