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Le Vingtième Siècle.
Les dames mirent un certain empressement à quitter le musée, letomahawk de Théodule les inquiétait.
En allant déjeuner à l’hôtel de la Bosse-de-Bison, Philippe regardaittoujours les enseignes. Tout à coup il se frappa le front.
<c J’y suis, dit-il, je me demande, depuis ce matin, pourquoi il y a tantde coiffeurs à Tomahawk-City... vous avez remarqué? Le Sentier de laguerre en est garni... j’ai trouvé la raison!
— Et quelle est la raison de cette abondance de perruquiers ?
— L’instinct du scalp !... » répondit Philippe.
La journée se termina au théâtre de Tomahawk-City. On jouait leMisanlhrope, traduit en langue comanclie. Le chef-d’œuvre de Molière ,très convenablement interprété par une troupe peau-rouge, fut bien accueillipar les spectateurs ; contrairement à ce qu’attendait Philippe, toutes les
scènes portèrent, mêmecelles qui, par leur sub-tilité, semblaient le moinsaccessibles au goût peau-
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« Nous allons re-partir pour l’Europe , ditPhilippe au retour de laville peau-rouge; nousavons mille choses à fairelà-bas, une maison à in-staller , des menbles àacheter...
— Non, encore une promenade, une tonte petite! s’écria Barbe; vousne partirez pas avant d’avoir essayé mon yacht sous-marin, un joli bâti-ment tout neuf que je me suis offert pour mes excursions du dimanche...nous n’irons pas loin, une simple promenade d’un jour ou deux au plus !
— Et une partie de pêche, c’est entendu, dit Philippe; mais après,nous partons ! »
En conséquence, Barbe délaissa encore le lendemain les affaires de labanque et conduisit ses hôtes à Long-Island où le navire était mouillé. Leyacht était un modèle nouveau, construit par un ingénieur de haut mérite ;il allait aussi bien à la surface des flots qu’au fond de la mer. Il suffisait,les panneaux du pont rabattus, d’une simple pression du mécanicien sur