78 l’alcool
Une fois la fermentation achevée, on distille eton rectifie.
La production des alcools de betteraves, qui n’estentrée dans une voie pratique que depuis 25 ou30 ans, adonné en 1874 : 333,614 hectolitres.
On opère à peu près de même sur les mélassesprovenant des colonies, ou sur les mélasses résul-tant de la fabrication du sucre de betterave.
Ces dernières nous ont fourni en 1872, en France ,49,343 hectolitres, et en 1873 jusqu’à 700,000 hecto-litres d’alcool. La distillation des mélasses de cannea une grande importance, puisque 100 kilogrammesde mélasse à 40° Baumé donnent 33 litres d’alcoolà 100°, et que 100 litres de mélasse à 40° Bauméfournissent 77 litres de tafias à 60°.
Un appareil destiné à cette distillation, très-ré-pandu aujourd’hui aux colonies, est représenté dansla figure 27.
En présence de ce champ illimité ouvert à laproduction et à la fabrication, on a pu, pour la pré-paration de l’alcool, négliger le vin, ou du moinsdiminuer dans une notable mesure la quantité devin soumis à la distillation.
En voici un exemple :
Avant 1850, 10 à 15 millions d’hectolitres de vinpassaient à la chaudière; aujourd’hui, on ne distilleguère plus de trois ou quatre millions d’hectolitres.
Quelle que soit sa provenance, l’alcool a besoind’être rectifié, épuration qui doit tendre à enleveraussi complètement que possible tous les éthers in-fects et les essences irritantes qui se trouvent dans