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L' alcool et le tabac / A. Riant
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l’alcool

rien n’est plus dangereux que l’habitude du petit ‘verre, des liqueurs prises le matin à jeun. L’esto-mac absorbe bien plus rapidement alors le poisonqu’on lui donne. L’action caustique, brûlante, desliqueurs s’exerce librement sur la surface de l’or- ;gane vide.

Mais si cette habitude se rencontre plus spéciale-ment chez les ouvriers, il en est une qui s’est géné-ralisée dans toutes les classes de la société, c’estl’usage de l’absinthe, comme apéritif, avant lerepas. ,

L’alcool et les essences contenues dans les li-queurs, absinthe, vermout ou bitter, arrivent surla muqueuse de l’estomac, sans correctif, sans êtretempérés par la présence d’autres liquides, ou d’a-liments : ils la brûlent, la dessèchent, la parchemi-nent et la désorganisent.

Un médecin disait avec raison que « prendre deces liqueurs avant le repas, c’était s’ouvrir l’estomacavec une fausse clef ».

Les mélanges de liqueurs, ou mêlés, renfermentune quantité très-élevée d’alcool, qui y est dissimulégrâce aux noms anodins du cassis ou de l’anisette.

La mauvaise qualité des alcools aggrave encoreles conséquences des habitudes d’intempérance. Et !l’on a vu combien il y a de chances de rencontrerdes liqueurs altérées ou falsifiées !

Il semble inutile d’ajouter que le danger granditavec la quantité ingérée, la durée et la répétitiondes excès.

Deux formes d’alcoolisme ou d’empoisonnement