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L' alcool et le tabac / A. Riant
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LALCOOL

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Les trois quarts des nègres succombent à l’abusdu tafia.

Aussi Balzac a-t-il pu dire avec raison : « On s’esteffrayé du choléra, l’eau-de-vie est un bien autrefléau! »

Il faut ajouter que l’un amène l’autre, et qu’entemps d’épidémie il n’y a pas d’individus plus ex-posés, de victimes plus assurées d’être frappées ducholéra, comme des grandes épidémies, que ceuxqui sont affaiblis par l’abus de l’alcool.

Influence sur la transmission héréditaire desmaladies physiques et mentales. — Les consé-quences héréditaires de l’alcool sont terribles. L’en-fant de l’ivrogne est presque fatalement un ivrogne,un idiot, ou un être dangereux pour la société.

Quand il est ivrogne, il l’est à un degré incurable.

Morel a dit : « Je n’ai jamais vu guérir les ma-lades dont les tendances alcooliques avaient leurpoint de départ dans des dispositions héréditaires, s

C’est là l’explication de tant d’exemples de per-versité précoce, de monstruosités morales, qui éton-nent la justice, et où la médecine reconnaît l’indis-cutable iniluence de l’hérédité L

C’est aussi l’explication de tant d’existences dé-biles, vouées à une mort prématurée, c’est là la

1. a Si on ajoute, a dit le D r Lunier, au chiffre desaliénés du fait de l’alcool, celui des idiots, imbéciles,faibles d’esprit, nés de parents ivrognes ou épuisés pardes excès alcooliques, on arrive facilement à la propor-tion de 50 pour 100, dont la maladie reconnaît pourcause l’alcoolisme. »