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LE TADAG
lati, est préparé avec les feuilles de tabacs indigè-nes, mélangées à du tabac du Kentucky, du Ma-ryland, ou à des tabacs de Hongrie .
Le tabac à fumer étranger est formé de tabac duMaryland, du Latakié , de tabac du Levant.
Une variété plus commune de tabac à fumer estreprésentée par le tabac de cantine, formé unique-ment de feuilles de tabacs indigènes de qualité in-férieure , auxquelles on mélange encore quelquesdéchets de tabacs étrangers.
Le tabac de la Havane a une très-grande et très-légitime réputation.
Il le faut bien, car « les 100 kilog. de tabac qui cheznous sont payés par la direction générale au prix de90 ou 100 francs aux cultivateurs, et que la régie,bien entendu, revend sept ou huit cents francs, sontpayés à la Havane, jusqu’à quatre ou cinq millefrancs 1 2 . »
Mais il faut être sûr de l’origine.
Tout tabac apporté de la Havane n’y a pas tou-jours été récolté. On dit « que du tabac d’Europe y estenvoyé pour s’y faire baptiser. Ainsi, à Brême, par |exemple, il y a une immense fabrication de cigares. !Les tabacs de Brême se font avec des feuilles de ta-bacs d’Allemagne ou de Hongrie ; on les expédie àCuba , et ils en reviennent dans de nouvelles boîtes *. »
Avant 1857, nous recevions le tabac de la Ha-vane tout préparé de l’étranger. Depuis cette épo-
1. Barrai. L’agriculture à l’Exposition de ISS 7.
2. Barrai. Op. cit.