PERSA R. ET TARTAROR.
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premiefe proposition du premier livre des elemens, que les Per-sims appellent de fon nom, la figure de Maimon. lis disent, quec’ etoit fa decouverre favorite, & qu’ il la portoit brodce Fur £amanche pour 1’ avoir toujours devant les yeux.
Iis entendent asses amplement la gnomonique, la trigono*tnetrie, la geometrie. lis ont lr. connoislance des anciennes de-monstrations & la pratique des instrumens ordinaires des mathe-matiques, comme sont les globes, les fpheres, les astrolabes, legBilimbati, <Sc Analemmati. Les Persims ont encore 1’ AlmagestedePtolemee, iivre qu’iis appellent en leur langue Magcfii • lesfpheriques de Theodosius, d’Autolycus & d’Asiclepius Mene-laus, & des fragmens d’Archimede, qui sont tres bons, & qu’ilsestimenrerre les meilleures pieces de cet Auteur incomparable.
Caput IX. De I' afironomie cid de Paflrologie. Je joins en-femble ces deux sciences, parce que les Persians ne les separent ja*mais; au contraire, Fon peut dire, qu’ils n’apprennet la premie-re, que pour 1’amour de la feconde. Iis appellent 1’astronomieElmnejoum , c’est adire la sicience des astres, 6c 1’astrologie EfleKrag, c’est ä dire la revelation des astres. Mais iis n’ont, qu’unmeme nom pour dire astronome & astrologue, qui est Munegiim,terme compote de deux mots, qui signifient, l’un globe.celefle ,1’autre parier. Ainsi dest cela meme, que les grecs ont dit dansleur langue Astrologue. Ces sciences sont les plus reverees &les plus cultivees paries Pertans, & ce sont celles ou iis egalentplus les siavans de 1’Europe , & ou Fon peut dire qu’ils en fa-vent presqu’autant qu’eux. La raison, qu’ils ont de recher-cher & de cultiver particulierement ces sciences, c’est, qu’ils re*gardent 1’astrologie comme la clef du futur, pour la connoissanceduquel, eux & les autres orientaux, sont tous merveilleusementpaffionnes, & qui est le but principal de leur etudes. Or iis cro*yent., que 1’astrologie y conduit infailliblement; & c’est pourcela, qu’ils sont si religieux, ou si fuperstitieux pour toutes lesproductions de cette sicience judiciaire, qu’ils traitent d’ignorans,& de gens stupides, ceux qui traitent 1’astrologie judiciaire defilouteries, & d’autres noms siemblables.
Pour